Corpus Frantext

Issu de la base Frantext, le corpus Frantext « textes libres de droits » offre à la communauté scientifique, un large champ d’investigation où sont réunies 500 œuvres de la littérature française couvrant la période du 18e au 20e siècle. Le traitement informatique des données textuelles en format TEI XML a été réalisé par le laboratoire ATILF. L'interface de recherche permet d'effectuer des sélections au sein du corpus par genre de texte, auteur, période…

Origine de la ressource ATILF (Nancy Université - CNRS)
Nature des données Œuvres de la littérature française libres de droit
Origine des données Frantext

Fiche technique

Version 1.0
Responsable informatique Etienne Petitjean
Contenu 500 textes
Format XML - TEI P5
Codage des caractères UTF-8
Taille 146 693 289 caractères

Développement et maintien - Conditions de distribution

Implémentation
Comité éditorial
Conditions de distribution William del Mancino

Echantillon

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	<head>CHAPITRE XX</head>
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	<p><hi rend="I">quand il fallut partir, il se trouva qu'*Yves</hi><lb/>
	était beaucoup plus gris qu'on n'aurait pu le croire.<lb/>
	Dehors, il enfonçait jusqu'au genou dans les<lb/>
	flaques d'eau et marchait tout de travers. Pour le<lb/>
	ramener, je passai mon bras droit autour de sa<lb/>
	taille, son bras gauche à lui par-dessus mes épaules,<lb/>
	le portant presque. Nous ne voyions plus rien que le<lb/>
	noir intense de la nuit ; un grand vent nous<lb/>
	fouettait la poitrine, et, dans ces sentiers,<lb/>
	*Yves ne se reconnaissait plus.<lb/>
	On était inquiet dans sa chaumière, et on veillait<lb/>
	pour l'attendre. Sa mère le gronda, de son air dur,<lb/>
	en prenant une grosse voix, comme on fait pour<lb/>
	gronder les petits enfants, et lui s'en alla tout<lb/>
	penaud s'asseoir dans un coin.<pb n="105"/>
	Tout de même on nous obligea de souper une seconde<lb/>
	fois ; c'est la coutume. Une omelette, encore des<lb/>
	crêpes, et des tartines de pain bis avec du beurre.<lb/>
	Ensuite, on procéda au coucher de la famille (les<lb/>
	hommes d'abord, puis on éteint la lumière, et les<lb/>
	femmes se couchent après). Il y avait sous nos<lb/>
	matelas de hautes litières faites d'un amas de<lb/>
	branches de chêne et de hêtre ; cela s'affaissait<lb/>
	avec un bruit de feuilles sèches, et on se sentait<lb/>
	descendre, enfoncer dans un creux qui vous tenait<lb/>
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