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PROMULGUER, verbe trans.
A. − [Le compl. désigne une loi, un décret, une disposition particulière dûment signés par l'autorité qui en porte la responsabilité] Publier officiellement une loi, un décret, un texte dans les formes requises, et les rendre exécutoires. Synon. édicter.Promulguer une interdiction, un ordre; promulguer une loi sous sa propre responsabilité. Nul n'est censé ignorer une loi qui a été promulguée (Ac.1935).Eugénie, régente (...) promulguons (...) Tous les hommes non mariés, des classes 1844, 1845, etc., qui ne font pas partie du contingent, sont appelés sous les drapeaux (Verlaine, OEuvres compl., t.5, Confess., 1895, p.170).Le Parlement enhardi rend un édit promulguant l'expulsion de Mazarin, et l'émeute se déchaîne (Brasillach, Corneille, 1938, p.264):
1. Le 17 novembre, Laval, pour pouvoir opérer sans entraves, s'était à son retour du quartier général du Führer fait donner par Pétain le droit de promulguer toutes lois et tous décrets sous sa seule signature. De Gaulle, Mém. guerre, 1956, p.89.
P. anal., RELIG. Promulguer un dogme. La loi morale ou divine, promulguée et interprétée par la religion, faisoit partout entendre sa voix sévère, dans les foyers domestiques et sur les places publiques (Bonald, Législ. primit., t.1, 1802, p.157).Quand la bulle de Pie V fut promulguée, la liturgie française qui avait près de huit siècles d'existence (...) l'accepta, par déférence (Huysmans, Oblat, t.2, 1903, p.185).
B. − P. ext., littér. [Le suj. du verbe désigne une autorité religieuse, morale, littér., etc.] Affirmer, professer, faire savoir publiquement. Promulguer un principe. Jésus avait promulgué la préexcellence des ordres contemplatifs sur les autres ordres (Huysmans, En route, t.1, 1895, p.208).Cicéron promulgue cette vérité première et (...) il y a lieu de tenir compte du sentiment de ce jurisconsulte (Courteline, Article 330, 1900, p.286):
2. C'est bien ce respect pour la seule pensée personnelle que déclare Proust quand il promulgue: «Tout ce qui était clair avant nous n'est pas à nous», Suarès quand il édicte: «Penser comme tout le monde, c'est penser sottement»... Benda, Fr. byz., 1945, p.77.
Prononc. et Orth.: [pʀ ɔmylge], (il) promulgue [pʀ ɔmylg]. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist.1. Ca 1355 «rendre (une loi) exécutoire en attestant officiellement et formellement son existence» (Pierre Bersuire, trad. de Tite-Live, ms. Ste-Geneviève, fo51c ds Gdf. Compl.); 2. 1784 «publier, annoncer publiquement» (Mirabeau, Lettres, I, 22 juin, à Chamfort ds Rob.). Empr. au lat. promulgare «afficher, publier (une loi), faire connaître». Fréq. abs. littér.: 204. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 521, b) 109; xxes.: a) 225, b) 225.
DÉR.
Promulgateur, subst.Celui qui atteste officiellement une loi. Venir nous proposer ce publiciste distingué, tout simplement comme le parfait professeur de toutes les vérités politiques, comme le promulgateur et le prophète complet des institutions futures (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t.1, 1862, p.415). [pʀ ɔmylgatoe:ʀ]. 1resattest. 1567 (C. de Seyssel, Hist. eccles., V, 9 ds Gdf. Compl.), attest. isolée, de nouv. 1771 (Journal de l'agric., du comm., des arts et des fin., mai, p.102); de promulguer, suff. -(at)eur2*, cf. le lat. promulgator «id.» (iies. ds OLD, déb. du vies. ds Gaff.).