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OFFENSIF, -IVE, adj.
A. − [En parlant d'un inanimé] ART MILIT.
1. Qui attaque, qui sert à attaquer. Anton. défensif.Les cuirassés d'escadre sont doués d'une puissance offensive et défensive aussi grande que possible (Croneau,Constr. nav. guerre,t.1, 1892, p.123).Et les théoriciens de la stratégie offensive sont des personnes privées que les responsables de l'administration regardent sans bienveillance (Le Figaro,19-20 janv. 1952, p.1, col. 2):
1. Le représentant italien se borna à répondre que la Russie n'avait pas encore commencé l'exécution d'un plan offensif contre la Bulgarie. Joffre,Mém.,t.2, 1931, p.361.
2. En partic.
a) Alliance (ou un mot du même paradigme) offensive. Convention par laquelle deux parties s'obligent d'entrer en guerre contre une troisième (d'apr. Ac.). Les deux rois (...) conclurent une alliance offensive contre leur frère d'Austrasie (Thierry,Récits mérov.,t.1, 1840, p.35).
b) Alliance (ou mot du même paradigme) offensive et défensive. Convention par laquelle deux parties conviennent de s'assister mutuellement soit pour attaquer, soit pour se défendre. Le général français imagina de proposer un traité offensif et défensif à la cour de Sardaigne (Las Cases,Mémor. Ste-Hélène,t.1, 1823, p.668).
P. anal. Leur talent de médire avait rapproché Julie et Darcy. Après quelques escarmouches, ils avaient fait un traité de paix, une alliance offensive et défensive (Mérimée,Double mépr.,1833, p.48).
c) Guerre, opération offensive. Guerre, opération où l'on attaque l'ennemi. Nos alliés russes (...) étaient hors d'état de reprendre des opérations offensives avant une complète réorganisation (Joffre,Mém.,t.2, 1931p.161):
2. Je lui demande ce que nous pouvons attendre militairement de l'Angleterre. −S'il s'agit d'une guerre offensive, s'il s'agit d'aller sur le Rhin, rien. Barrès,Cahiers,t.5, 1907, p.184.
P. anal. Seules, entre tous les insectes, les fourmis ont des armées organisées et entreprennent des guerres offensives (Maeterl.,Vie fourmis,1930, p.99).
d) Retour offensif. Attaque menée par un ennemi qui se tenait sur la défensive ou qui avait battu en retraite (d'apr. Ac. 1935). David, craignant que Saül, après avoir battu les Philistins, ne fît contre lui un retour offensif, quitta la région de Ziph (Renan,Hist. peuple Isr.,t.1, 1887, p.423).En 1832, il sauvait encore la Belgique, menacée par un retour offensif des Hollandais (Bainville,Hist. Fr.,1924, p.170).
P. anal. Retour offensif d'une maladie, du froid. Nous assistons au grand retour offensif du catholicisme politique contre les institutions révolutionnaires (Clemenceau,Iniquité,1899, p.254).Tant que la phénoménologie ne sera pas devenue phénoménologie génétique, les retours offensifs de la pensée causale et du naturalisme resteront justifiés (Merleau-Ponty,Phénoménol. perception,1945, p.147).
e) SPORTS. Tourné vers l'attaque. Jeu offensif, action offensive.
B. − [En parlant d'une pers., et p. méton., d'un mode d'expression, d'une doctrine, ou d'une attitude] Combatif, prompt à attaquer ou à riposter. Synon. agressif; anton. inoffensif.Revue offensive. [Dagas] avait adopté une attitude dont la netteté offensive exaspérait les uns, ravissait les autres (Valéry,Entretiens[avec F. Lefèvre], 1926, p.50).Le journalisme sans journal qu'a pratiqué de Maistre est un journalisme offensif (Thibaudet,Hist. litt. fr.,1936, p.80).
Prononc. et Orth.: [ɔfɑ ̃sif], fém. [-i:v]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. 1417 «propre à offenser» (Journal de Clément de Fauquembergue, éd. A. Tuetey et H. Lacaille, t.1, p.33). II. 1538 «qui attaque» (Cartulaire de Cysoing, éd. I. de Coussemaker, p.706: confédération offensive et deffensive). I dér. de offense*; suff. -if*. Cf. le lat. médiév. offensivus de même sens (ca 1357 ds Latham). II dér., sur le modèle de défensif* et p. oppos. à ce dernier, de l'a. verbe offendre «attaquer», v. offenser, souvent associé au verbe défendre*. Cf. le lat. médiév. offensivus «qui heurte» (ca 1115 ds Latham) et «qui attaque, sert à attaquer (d'armes)» (ca 1217, ibid.).
DÉR. 1.
Offensivement, adv.De manière offensive. Anton. défensivement.Richelieu (...) envoya une armée au-delà du Rhin, sous le cardinal Lavalette, pour agir offensivement contre les impériaux (Constant,Wallstein,1809, i, 1, p.7).L'avant-garde (...) serait renforcée de tout ou partie de l'artillerie, suivant les besoins, et agirait offensivement ou défensivement contre l'ennemi, suivant les circonstances (Foch,Princ. guerre,1911, p.304).Le succès à la guerre ne va qu'à celui qui recherche la bataille et sait la livrer offensivement avec tous ses moyens (Joffre,Mém.,t.1, 1931, p.39). [ɔfɑ ̃sivmɑ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1718. 1reattest. av. 1596 (Vignier, Bibl. historiale, éd. 1650, t.4, p.24); de offensif, suff. -ment2*.
2.
Offensivité, subst. fém.Capacité à être offensif, à attaquer. Mais on ne saurait substantifier l'un ou l'autre de ces aspects et l'offensivité, avec les qualités qu'elle entraîne (Mounier,Traité caract.,1946, p.458).Notons quelques références à une offensivité du coquillage. De même qu'il y a des maisons guet-apens, il y a des coquilles-pièges (Bachelard,Poét. espace,1957, p.121). [ɔfɑ ̃sivite]. 1reattest. 1946 (Mounier, loc. cit.); de offensif, suff. -(i)té*.
STAT.Fréq. abs. littér. Offensif: 95. Pour offensive, v. ce mot.