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HYPNOTIQUE, adj. et subst. masc.
I. − Adjectif
A. − Qui a la propriété de provoquer le sommeil :
1. C'est une solanée [l'atropa mandragora de Linné] somnifère et vénéneuse, comme un grand nombre de ses congénères, dont les propriétés narcotiques, anodines, réfrigérantes et hypnotiques étaient déjà connues du temps d'Hippocrate. Nodier, Fée Miettes,1831, p. 182.
Qui met en état d'hypnose. Influence, pratique hypnotique. Breuer et Freud avaient commencé la méthode cathartique sous la suggestion hypnotique (Choisy, Psychanal.,1950, p. 140).
B. − Qui présente les symptômes de l'hypnose ou qui est dû à des pratiques d'hypnotisme. Automatisme, phénomène, transe hypnotique. Le Dr Evans et Edward Osborn ont publié les résultats négatifs d'un enregistrement électro-encéphalographique sur un sujet réputé « voyant », pendant l'état normal, pendant l'état de transe et en état de sommeil hypnotique provoqué par un hypnotiseur (Amadou, Parapsychol.,1954, p. 197) :
2. Il sentait, il savait qu'il pouvait tout et il était dans l'état second, presque hypnotique, de quelqu'un qui a découvert une recette fabuleuse et en l'appliquant va devenir le maître du monde : cette recette était qu'il n'est plus rien d'impossible à qui a mis une femme derrière soi. Montherl., Bestiaires,1926, p. 421.
Qui peut parvenir à l'état hypnotique. Sujet hypnotique. Emploi subst. Sujet en état d'hypnose. Oh! l'Espagne, − fit Ragache en levant en l'air les yeux blancs d'un hypnotique, − pays de soleil, de poésie, du Cid, et d'amoureuses qui rotent! (E. de Goncourt, Faustin,1882, p. 15).
II. − Subst. Substance chimique qui a la propriété de favoriser le sommeil ou de provoquer un état de sommeil artificiel. Le jeune homme avait dû prendre, pour obtenir le sommeil, une forte dose d'hypnotique (Duhamel, Cécile,1938, p. 263).
P. méton. Dose de cette substance propre à provoquer un état de sommeil artificiel. J'avalai toujours deux ou trois hypnotiques avant de me mettre au lit, mais je dormais et je faisais de mauvais rêves (Beauvoir, Mandarins,1954, p. 531).
Prononc. et Orth. : [ipnɔtik]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. [Ca 1549 d'apr. Bl.-W.1-5]; 1628 adj. [date 1reéd. du passage] « qui provoque le sommeil » et subst. « médicament provoquant le sommeil » (A. Paré, Des Fièvres, 2epart., chap. 3, éd. J.-F. Malgaigne, Œuvres, t. 3, p. 188); 2. a) 1866 adj. « qui a rapport à l'hypnotisme » (Littré); b) 1882 subst. « sujet en état d'hypnose » (E. de Goncourt, loc. cit.). Du lat. hypnoticus, terme méd. attesté en b. lat. et empr. au gr. υ ̔ π ν ω τ ι κ ο ́ ς « soporifique, narcotique » dér. de υ ́ π ν ο ς « sommeil ». Au sens 2, repris d'apr. hypnotisme*, peut-être en rapport avec l'angl. hypnotic attesté en ce sens dès 1843 (Braid ds NED). Fréq. abs. littér. : 36.
DÉR.
Hypnotiquement, adv.Comme en état d'hypnose. Et si l'on n'y pense pas, on se prend dans une torpeur qui tient et consiste comme un rêve tranquille, où l'on fixe hypnotiquement l'angle d'un meuble, l'ombre d'une feuille, pour s'éveiller dès qu'on les voit (Valéry, Variété [I], 1924, p. 243).[ipnɔtikmɑ ̃]. 1reattest. 1924 id.; de hypnotique, suff. -ment2*.
BBG. Quem. DDL t. 8.