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FLAMBOIEMENT, subst. masc.
A.− [Correspond à flamboyer A 1] Éclat de ce qui flamboie, de ce qui brûle. Le flamboiement du gaz. Le flamboiement de tant de paperasses brûlées éclairait encore ma chambre (Fromentin, Dominique,1863, p. 141).Le feu ne cessa plus, la haute cheminée s'emplit d'un flamboîment, d'une gerbe claire d'incendie (Zola, Dr Pascal,1893, p. 320).
B.− P. ext. [Correspond à flamboyer A 2] Lueur, éclat vif et intermittent. Un flamboiement de cierges et de lampes; le flamboiement des ors. Plus à l'est, Mars, rouge comme le feu et le sang, imitait la scintillation stellaire par une sorte de flamboiement farouche (Hugo, Rhin,1842, p. 38).Dans ce vaste cirque de roches, le soleil allumait, dès les premiers beaux jours, un flamboiement de fournaise (Zola, Faute Abbé Mouret,1875, p. 1245).Sur la place de Grève, un tumulte d'armes, un flamboiement d'écharpes et d'uniformes (France, Dieux ont soif,1912, p. 293):
1. Il avançait tout droit, sur une route dure et rigide. Depuis la lisière des bois, sur la route de l'Aubette au soleil, il avançait dans une implacable lumière, sans rien voir que cet aride flamboiement. Genevoix, Raboliot,1925, p. 343.
Rem. Dans cet emploi, flamboiement est souvent suivi d'un compl. prép. introduit par de désignant une lumière ou une couleur (cf. ex. ci-dessus); il correspond alors à flamboyer B 1.
C.− Au fig. [Correspond à flamboyer A 3; en parlant d'un affect, d'une idée, etc.] Manifestation vive. Mes voyages, mes souvenirs d'enfant, tout se colore l'un de l'autre, se met bout à bout, danse avec de prodigieux flamboiements et monte en spirale (Flaub., Corresp.,1852, p. 371).Haynes (...) attribua ce flamboiement de vie aux soucis qui certainement devaient accabler le commandant (Peisson, Parti Liverpool,1932, p. 99):
2. Comparables à des semences ensorcelées, les sons prennent racine en nous avec une rapidité magique : aussitôt il se produit une montée, un flamboiement de forces invisibles et, en un clin d'œil, nous percevons le murmure d'un bocage semé de fleurs merveilleuses, aux couleurs étrangement inconnues. Béguin, Âme romant.,1939, p. 221.
Rem. Dans cet emploi, flamboiement est souvent suivi d'un compl. prép. introduit par de désignant un affect, une idée, etc.
REM.
Flamboi, subst. masc.Synon.Et sous le clair ciel d'été un flamboi de gaz (J. Moréas ds Plowert1888).
Prononc. et Orth. : [flɑ ̃bwamɑ ̃]. Ds Ac. 1932. Parfois flamboîment. Étymol. et Hist. xves. [éd. 1528] flamboyement (Perceforest, vol. III, ch. 34 ds Gdf.), attest. isolée; à nouv. 1839 (Balzac, Massimilla Doni, p. 420). Dér. de flamboyer*; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs. littér. : 175. Bbg. Bruneau (C.). N. créés au moy. du suff. -ment. In : [Mél. Orr (J.)]. Manchester, 1953, p. 25.