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BLANCHIMENT, subst. masc.
A.− Action de blanchir, résultat de cette action. Le blanchiment de l'argenterie, de la monnaie.
Spéc. Action de dégrossir ou d'enlever les inégalités les plus saillantes sur une paroi de fer pour la rendre brillante; p. ext. [En parlant du bois] :
... le corroyage, c'est-à-dire le rabotage ou blanchiment des bois leur enlève une certaine épaisseur, ... E. Robinot, Vérification, métré et pratique des travaux du bâtiment,2, 1928, p. 67.
1. MÉTALL. Affinage de la fonte (cf. Duval 1959).
2. ORFÈVR. Action de nettoyer l'argenterie avec une solution détruisant l'oxyde.
B.− P. anal., TECHNOL.
1. Ensemble des opérations industrielles permettant de détruire la matière colorante des tissus et de divers produits animaux ou végétaux (ivoire, pâte à papier, huile, paille, etc.). Blanchiment sur pré. Le blanchiment [du papier] est obtenu au moyen du chlorure de chaux (E. Leclerc, Nouv. manuel complet de typogr.,1932, p. 547).
2. GASTR. Opération culinaire consistant à passer certains aliments à l'eau bouillante avant la cuisson proprement dite, afin de les débarrasser de leur âcreté.
Prononc. ET ORTH. : [blɑ ̃ ʃimɑ ̃]. Ac. 1798 écrit blanchîment. À ce sujet cf. Ortho-vert 1966, p. 254.
Étymol. ET HIST. − 1. a) 1600 « action de recouvrir d'un enduit blanc » (O. de Serres, Théatre d'Agriculture, Paris, Jamet, p. 390 : un couple de receptes, pour la façon du blanchiment du colombier); b) 1600 « enduit blanc » (Id., op. cit., p. 383 : crespi ou blanchiment); 2. 1600 « fait de devenir blanc (en parlant de légumes) » (Id., op. cit., p. 520); 3. 1600 « action de blanchir des toiles, de la cire, etc. » (Id., op. cit. d'apr. FEW t. 15, 1, p. 141b) 1680 « action de blanchir des toiles » (Rich.); 4. 1680 orfèvr. (Rich. : Baquet où il y a de l'eau forte pour blanchir la vaisselle − Mettre la besogne dans le blanchîment); 5. a) 1690 « opération destinée à rendre le flanc des monnaies brillant » (Fur.); b) 1732 « endroit où s'effectue cette opération » (Trév.); 6. 1690 métall. (Fur. : les Chymistes cherchent le blanchiment des métaux pour faire de l'argent). Soit dér. de blanchir* (suff. -iment, v. -ment1*) d'apr. des mots comme sentiment (Nyrop t. 3, § 412); soit dér. de l'a.fr. blanchier dont ne subsistent que deux attest. (Alexis, 187, Hertz, var. du ms. Oxf. dans Gdf., s.v. blanchoyer; 1519, Edits de police de Montreuil s. mer, éd. G. de Lhomel, 83 dans Barb. Misc. 2, no4) par réduction de -iement (suff. -ement, v. -ment1*) en -iment (Barb. Misc., loc. cit.); l'hyp. d'un empr. au xvies. à l'ital. blanchimento dans un sens techn. spécialisé (Id., ibid.) semble peu prob. (cf. a.prov. blanquiment « enduit blanc », ca 1350 dans Rayn. et blanchiment « blanchissage » 1490 dans Pansier).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 5.