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AURORE, subst. fém.
A.− Moment qui suit l'aube et précède immédiatement le lever du soleil, où l'horizon présente des lueurs brillantes et rosées :
1. Quand Salammbô s'empare du zaïmph, de ce manteau de la déesse « à la fois bleuâtre comme la nuit, jaune comme l'aurore, pourpre comme le soleil, nombreux, diaphane, étincelant, léger..., » elle est surprise, − telle Emma entre les bras de Léon, − de ne pas éprouver ce bonheur qu'elle imaginait autrefois : « elle reste mélancolique dans son rêve accompli... » P. Bourget, Essais de psychol. contemp.,1883, p. 114.
2. ... l'aurore est un lac de vin d'or... Mallarmé, Poésies,Aumône, 1898, p. 40.
3. ... et lorsque par ses fenêtres elle a bu l'aube et l'aurore, infusions de lumière qui surexcitent l'espoir; ... Romains, La Vie unanime,1908, p. 106.
4. J'attendais... par bonheur les moments qui aiguisent l'attente en Europe n'existaient point ici. Pas de crépuscule, pas d'aurore. Nuit et jour se succédaient plus rapidement que par un bouton électrique. Giraudoux, Suzanne et le Pacifique,1921, p. 73.
5. Si Véronique se fût penchée à cette heure-là sur les lèvres de son ami, elle eût pu l'entendre murmurer : − « Je suis avec mon corps, pour développer mon âme où minuit, l'aurore, le midi, le soir, toutes les heures à la fois sont toujours présentes, les nouvelles, les anciennes, celles qui s'en sont allées et celles qui ne sont pas encore venues. » Jouhandeau, M. Godeau intime,1926, p. 232.
6. Comment cela s'appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd'hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l'air pourtant se respire, et qu'on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s'entretuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève? électre. − Demande au mendiant. Il le sait. le mendiant. − Cela a un très beau nom, femme Narsés... Cela s'appelle l'aurore. Giraudoux, Électre,1937, II, 10, p. 227.
7. ... l'art vénitien n'allait pas tarder, avec cette sensualité qui le distingue du reste de l'Italie, à enregistrer les palpitations du jour, à montrer comment l'aurore et le crépuscule colorent et infléchissent les rayons lumineux. Huyghe, Dialogue avec le visible,1955, p. 147.
1. P. ext., surtout poét. Premières heures du jour :
8. Ils respectent le bœuf et la brebis, se rasent, Et n'osent pas nommer l'astre à qui leurs élus Font, de l'aurore au soir, soixante-trois saluts; ... Hugo, La Fin de Satan,Le Gibet de Jésus-Christ, 1885, p. 835.
9. Je vous disais tout à l'heure que ce pays, cette Afrique nue, sans arts, vide de toutes les joies intelligentes, fait peu à peu la conquête de notre chair par un charme inconnaissable et sûr, par la caresse de l'air, par la douceur constante des aurores et des soirs, par sa lumière délicieuse, par le bien-être discret dont elle baigne tous nos organes! Maupassant, Contes et nouvelles,t. 1, Allouma, 1889, p. 1318.
Cour. À l'aurore, dès l'aurore. Aux premières heures du matin (cf. à l'aube, dès l'aube).
SYNT. a) Aurore amarante, empourprée, grise, rouge, sanglante, vermeille, verte, violette. b) Aurore blême, brillante, éblouissante, éclatante, limpide, radieuse, sombre, vaporeuse. c) Aurore nouvelle, première, ancienne, antique, dernière, naissante, surprenante, tardive, éternelle. d) Aurore affreuse, calme, charmante, décevante, douloureuse, effrayante, effroyable, extraordinaire, joyeuse, lugubre, mystérieuse, pure, superbe, triste.
Rem. L'usage tend à répandre le plur. aux aurores, sans doute brachylogie pour « aux premières heures du matin », c.-à-d. à l'aurore.
2. P. méton.
a) Poét., vieilli
Journée :
10. Au village même du Simplon, j'ai vu le premier sourire d'une heureuse aurore. Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 3, 1848, p. 403.
11. ... Hugo se demande ce que perdrait le bruit du monde si jamais Paris se taisait : Il se taira pourtant; après bien des aurores, Bien des mois, bien des ans, bien des siècles couchés, ... Mauriac, Journal du temps de l'occupation,1942, p. 332.
Point du globe où se manifeste l'aurore, l'orient :
12. Ils [les Barbares] ont entendu quelque chose d'en haut qui les appelle du septentrion et du midi, du couchant et de l'aurore. Chateaubriand, Études hist.,1831, p. 15.
13. Le ciel qui s'entr'ouvrait referma son azur. Tout à coup une voix sortit du voile obscur; Le flot, qui sous le vent redevenait sonore, Se tut, et quatre fois cette voix vers l'aurore, Vers le sud, vers le triste occident, vers le nord, Cria : − Je suis Isis, l'âme du monde mort! Hugo, La Fin de Satan,1repage sortie de l'ombre, 1885, p. 780.
b) Lueur, coloration vive (même provoquée) :
14. Les obus tombaient moins nombreux cette nuit. La brève aurore des fusées naissait et mourait sur la toile de tente. La nuit était presque tranquille. Seul, ce bruit de pioche assourdi, qui nous berçait... Dorgelès, Les Croix de bois,1919, p. 162.
15. Enfin dans le ciel (...) naquit et gonfla une sorte d'aurore vagabonde d'un feu d'artifice, jaune et rose, qui creva en médailles vermeilles... Colette, La Chatte,1933, p. 163.
En constr. appositive (ou 2eélément de composé). De la couleur du soleil levant :
16. ... un jour, ils vinrent gentiment me faire cadeau d'un papillon fort rare : le « citron-aurore », qui est d'un jaune pâle un peu vert, comme le « citron » commun, mais qui porte, sur les ailes supérieures, une sorte de nuage délicieusement rose, d'une teinte de soleil levant. Loti, Le Roman d'un enfant,1890, p. 202.
3. Emplois (littér.) divers
a) [Élément de compar. ou d'expression symbolique]
P. compar. :
17. ... la haine est une maladie de l'âme qui l'empoisonne. À ces ferments malsains avait succédé la certitude de survivre, une infinie perspective de lumière au bout de la vie, comme une aurore, la possibilité de retrouver l'esprit des morts, de ses parents, de sa petite Louise, une solution enfin au problème social, au chaos de notre civilisation, une solution infiniment simple, celle de l'amour et de la charité. Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 299.
18. ... l'obscurité de mon cœur était sa clarté intérieure. Son corps de jeune fille était une aurore; une lumière qui lui survivait et dont le voyage, longtemps après sa disparition, devait se poursuivre... J. Bousquet, Traduit du silence,1935-36, p. 146.
Symbole d'espoir, de renouveau, de pureté :
19. Piscines! Nous sortirons de vous purifiés. Comme le soleil dans l'aurore, la lune dans la rosée de la nuit, dans votre humidité courante nous laverons nos membres fatigués. Gide, Les Nourritures terrestres,1897, p. 217.
20. Une fois sorti de l'enfance, il faut très longtemps souffrir pour y rentrer, comme tout au bout de la nuit on retrouve une autre aurore. Suis-je redevenue enfant? ... Bernanos, Dialogues des Carmélites,1948, p. 1586.
21. Ils marchent indifférents au printemps et ne se complaisent qu'en la nuit. Car leur espérance ne peut jaillir que d'une aurore future, quand auront été consommés la mort, le péché et le désespoir. J. Vuillemin, Essai sur la signif. de la mort,1949, p. 314.
b) Emplois métaph. et fig.
[P. réf. au moment]
Commencement, début, naissance. Synon. plus fréq. (être à l') aube (de) :
22. Plus loin, Marx nous fait voir comment l'aurore des temps modernes fut marquée par la conquête de l'Amérique, l'esclavage des nègres et les guerres coloniales : ... Sorel, Réflexions sur la violence,1908, p. 260.
23. ... il m'est arrivé d'écrire certain jour : au commencement était la fable! Ce qui veut dire que toute origine, toute aurore des choses est de la même substance que les chansons et que les contes qui environnent les berceaux... Valéry, Variété 2,1929, p. 234.
SYNT. a) Aurore du temps, des temps chrétiens, modernes, nouveaux, du siècle, du XXesiècle, de l'année, de l'époque, de l'éternité, de la jeunesse, du jour (nouveau), de la vie, du règne de Dieu. b) Aurore de la civilisation, de la colonisation, de l'histoire, de l'industrie (grande), de la révolution, du romantisme. c) Aurore du chagrin, de la chair, du consentement, de la femme, de la paix, des passions, des tribulations.
En partic. Début de la vie, jeunesse :
24. ... petite fille, je te consolais à l'aurore de ta vie, au fossé de ton premier chagrin. Barrès, Sous l'œil des Barbares,1888, p. 204.
25. Ô mes amis d'alors c'est vous que je revois Et dans ma mémoire qui tremble Vous gardez vos yeux d'autrefois Nous avons comme un pain partagé notre aurore Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps Toutes les raisons tous les torts N'y font rien mes amis d'antan Il faut bien accepter ce qui nous transfigure Tout orage a son temps toute haine s'éteint Le ciel toujours redevient pur Toute nuit fait place au matin... Aragon, Le Roman inachevé,Les Mots m'ont pris la main, 1956, p. 85.
Annonce de, premiers moments de ce qui se dessine et qui va s'affirmer, qui promet une suite :
26. Jupes des quinze ans, aurores de femmes, ... Laforgue, Les Complaintes,Complainte du chevalier-errant, 1885, p. 118.
27. Les déviations panthéistes témoignent de l'immense besoin que nous avions d'une parole révélatrice tombant de la Bouche de Celui qui est. Cette réserve faite, il reste que, physiologiquement, le goût, dit « naturel », de l'être est, dans chaque vie, la première aurore de l'illumination divine, − le premier frisson perçu du Monde animé par l'Incarnation. Teilhard de Chardin, Le Milieu divin,1955, p. 161.
Élan, jaillissement, pureté, fraîcheur primitive :
28. ... le père les enveloppe tous d'un dévouement aussi fécond que passionné, lui, le guide et le nourricier, satisfait s'il s'appuie sur la confiance et la gratitude de ses fils, en attendant que, devenu aïeul, parmi les soins des grands, les caresses et les rires des petits, qui le rafraîchissent de leur aurore, il épuise à les chérir seulement les dernières gouttes de joie de sa vie... Pesquidoux, Le Livre de raison,1932, p. 59.
29. Aimer Ronsard, c'est aimer la beauté de la poésie française dans sa moelle et son cœur, dans sa source et son aurore, l'aimer pour elle et non pour sa richesse et ses dons... Thibaudet, Réflexions sur la litt.,1936, p. 27.
[P. réf. à la lumière]
Lumière nouvelle, clarté intérieure :
30. Alors de ces sommeils profonds on s'éveille dans une aurore, ne sachant qui on est, n'étant personne, neuf, prêt à tout, le cerveau se trouvant vidé de ce passé qui était la vie jusque-là. Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 981.
Éclat (de qqc.) :
31. ... ce prince adolescent destiné à devenir le modèle de la chevalerie, étoit sans le savoir à la veille de sa renommée et déjà comme tout brillant de l'aurore de cette gloire qui s'alloit lever pour lui. Chateaubriand, Études hist.,1831, p. 73.
B.− Emplois techn.
1. Substantif
a) ART CULIN. À l'aurore, loc. adv. Sauce à l'aurore. ,,Faite avec du fond blanc de volaille ou de veau, à laquelle on a ajouté le quart de son volume de purée de tomates et un peu de beurre, avant de la passer à l'étamine`` (Ac. Gastr. 1962). ,,On désigne aussi sous ce nom une préparation d'œufs durs farcis`` (Mont. 1967). Œufs farcis à l'aurore.
b) GÉOPHYS. Aurore polaire, ou, p. ell. aurore. ,,Phénomène météorologique consistant en l'apparition d'une série de bandes ou d'arcs lumineux, spécialement rouges et verts, dans le ciel des régions polaires où elles persistent parfois plusieurs jours, tout en évoluant de façon assez rapide. Ces aurores polaires, causées par l'agitation des flots de particules ionisées issues du Soleil, prennent de plus grandes proportions et sont visibles dans des régions plus vastes lors des maxima d'activité des taches solaires`` (Uv.-Chapman 1956). Aurore boréale, aurore australe (rare) :
32. Il s'agit d'une excitation de l'air par l'arrivée de particules électrisées en provenance du soleil; le fait qu'on les observe surtout dans les régions polaires est dû à l'existence du champ magnétique terrestre, qui canalise les particules vers ces régions. Les plus belles aurores se voient parfois jusqu'en France, mais seulement sous forme d'une illumination générale du ciel avec une teinte rougeâtre au Nord; en haute montagne, on peut arriver à soupçonner des couleurs tirant sur le vert. Mais l'aurore avec ses draperies mouvantes et tout son éclat s'observe très fréquemment dans la nuit polaire, où on l'étudie le mieux. Muller1966.
2. Emploi adj. (inv.), usuel, TISSUS, COUT. Couleur aurore. Couleur du soleil levant; en partic. orangé clair, jaune doré :
33. Les jeunes filles ont un châle plus petit, d'une adorable couleur aurore, avec un semis de fleurettes roses ou bleues, fait d'une cotonnade légère. T'Serstevens, L'Itinéraire espagnol,1933, p. 86.
SYNT. Culotte satin aurore, drap de damas aurore, lampas aurore, parements aurore, l'habit bleu et aurore. P. anal. cheveux aurore (Mérimée, Lettres à une inconnue, 1870, p. 329).
Pris substantivement :
34. Sa nudité s'enveloppe d'un long peignoir fait de bandes alternées de satin rose et de valencienne. Cela ne fait qu'ennuager d'aurore et de blanc sa chair ambrée, s'enroule autour des jambes, ballonne sur les hanches et s'épanouit à la chute des épaules en dégageant à demi, dans une écume frissonnante de dentelle, l'étonnante exubérance de sa poitrine. T'Serstevens, L'Itinéraire espagnol,1933, p. 120.
Rem. Oppos. aube/aurore. Bon nombre d'écrivains confondent plus ou moins aurore avec aube, en partic. quand ils font suivre ce dernier d'adj. comme éblouissant, doré, etc. (cf. aube). Par ailleurs, les deux mots apparaissent quelquefois en coordination, ce qui confirme la difficulté de les distinguer : ,,Loin d'être une aube, une aurore, c'est le souvenir d'un triste chant de crépuscule`` (Barrès, La Colline inspirée, 1913, p. 204). Pourtant ils sont loin d'être synon., l'aube précède l'aurore; quand, p. méton., l'aube désigne les premières lueurs du jour, la coloration est blanchâtre, indécise, voilée. Au contraire l'aurore est brillante, éclatante, soit rosée, soit jaune doré. Ce sens de « lumière brillante et rosée » est au demeurant bien plus fréq. et net que celui de « moment qui suit l'aube », sens que les dict. omettent même de signaler, alors que certains d'entre eux (DG, Rob.) le mentionnent bien pour aube. Les teintes de l'aurore sont suffisamment précises pour donner lieu à un emploi comme adj. de couleur (contrairement à aube). Enfin, les accept. figurées, comparables à celles de aube, ne s'accompagnent pas cependant − ou rarement − de la même nuance d'insaisissable, d'impalpable; l'aube cherche à poindre, à naître; l'aurore éclate, illumine.
PRONONC. ET ORTH. : [oʀ ɔ:ʀ] ou [ɔ-]. Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930, Harrap's 1963 et Pt Lar. 1968 transcrivent [ɔ] ouvert pour la 1resyll.; Dub. note uniquement [o] fermé (cf. les dict. hist.). Pt Rob. et Warn. 1968 donnent les deux possibilités de prononc. À ce sujet, cf. auréole et aussi augmenter. Fér. Crit. t. 1 1787 écrit aurôre pour souligner que la 2esyll. est longue.
ÉTYMOL. ET HIST. − xiiies. « moment où le jour se lève » (Aimé du Mont-Cassin ds DG : En l'aurore de jor), rare av. le xvies.; 1552 par image (Ronsard, Amours, p. 11, éd. Laumonier, t. IV, Paris, 1925, S.T.F.M. : Ces liens d'or, ceste bouche vermeille, ... Et ceste joue à l'Aurore pareille ... Feirent nicher Amour dedans mon sein); 1666 aurore p. ell. pour couleur d'aurore « d'une couleur orangée rappelant celle du ciel à l'aurore » (Inventaire de l'Hôtel de Rambouillet, p. 110 ds IGLF Techn.); xviies. au fig. « commencement de certaines choses » (Bossuet ds Lar. 19e); xviies. p. ext. « les pays d'Orient, le Levant » (Racine, ibid. : Embrasez par nos mains le couchant et l'aurore); 1630-1721 phys. aurore boréale « phénomène lumineux apparaissant dans les régions polaires de l'atmosphère » (Mot empl. par Pierre-Daniel Huet, dans ses mss, d'apr. Tolmer ds Fr. mod., t. 14, p. 288); 1718 (Ac. : Aurore Boréale). Empr. au lat. aurora « moment où le jour se lève » (Plaute, Poen., 217 ds TLL s.v., 1523, 4); p. ext. « l'Orient » (Virgile, Aen., 7, 606, ibid., 1524, 45).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 2 392. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 569, b) 4 016; xxes. : a) 3 611, b) 1 948.
BBG. − Ac. Gastr. 1962. − Arv. 1963, p. 69. − Bach.-Dez. 1882. − Bible 1912. − Bouillet 1859. − Brard 1838. − Chabat 1881. − Chass. 1970. − Delc. t. 1 1926. − Électron. 1963-64. − Galiana Astronaut. 1963. − Guyot 1953. − Knauer (K.). Studien zur Geschichte der Farbenbestimmung im Französischen von den Anfängen bis gegen Ende des 18. Jahrhunderts. Archivum romanicum. 1933, t. 17, § 44, 46, 49, 52. − Lasnet 1970. − Lavedan 1964. − Littré-Robin 1865. − Marcel 1938. − Métrol. 1969. − Mont. 1967. − Muller 1966. − Privat-Foc. 1870. − Rog. 1965, p. 66. − Sc. 1962. − Timm. 1892. − Uv.-Chapman 1956.