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* Dans l'article "APPARENTER,, verbe trans."
APPARENTER, verbe trans.
A.− Emploi trans. Donner des liens de parenté et p. ext. de ressemblance.
1. [L'obj. désigne une pers.]
a) Introduire dans une famille, une classe sociale, par le mariage. Bien, mal apparenter qqn (Ac. 1798-1932) :
1. ... le vieux Rochefide, dont la maison n'est pas aussi vieille que la vôtre, voulut apparenter son fils à la haute noblesse, afin de pouvoir lui faire avoir la pairie qu'il n'avait pu obtenir pour lui-même. Balzac, Béatrix,1839-45, p. 95.
b) Donner une famille, des parents :
2. Voyez le milieu où il [l'abbé Prévost] a placé son héroïne, et comme il vous l'a apparentée. Pas de père ni de mère. Un frère aîné spadassin et escroc. A. Daudet, Pages inéd. de crit. dram.,1897, p. 322.
2. Au fig. [L'obj. désigne un animé ou un inanimé] Mettre ensemble, rapprocher, ranger dans une même catégorie. Apparenter étroitement une chose à une autre :
3. Ce qui apparentait ces deux poètes [Max Jacob et Apollinaire] si étrangers en apparence, ce qui les amalgame en quelque sorte dans mon cœur, ce qui les y soude profondément, c'est leur génie et la personne de Picasso à gauche et à droite duquel on doit les peindre. Cocteau, Poésie crit.1, 1959, p. 120.
Rem. Certains aut. emploient le syntagme apparenter avec, réputé incorrect (cf. apparenté II B). La réputation d'incorrection de cette constr. provient sans doute de cas où elle transpose le pop. être parent avec, pour parent de. En fait les var. à et avec permettent d'exprimer des nuances de l'emploi fig., selon que sous apparenter on se représente une idée de proximité profonde comparable à la parenté physique (prép. à) ou une communauté de traits seulement apparents (prép. avec; cf. avoir des traits communs avec...) :
4. Dans la journée, on vit arriver Mademoiselle Jenny, qui cherchait après Mariette; son inquiétude était bien marquée dans de longues dents qui, jointes â sa taille et à une certaine brusquerie de démarche, l'apparentaient avec le cheval. Champfleury, Les Aventures de MlleMariette,1853, p. 16.
3. P. ext., POL. Apparenter deux listes (Quillet 1965); cf. apparenté II C 1 et apparentement).
B.− Emploi pronom.
1. [Le suj. désigne une pers. et parfois une collectivité]
a) S'unir par le mariage à une famille, une classe sociale. S'apparenter à la noblesse, à la bourgeoisie (Ac. 1798-1932) :
5. Il existe déjà de grandes familles bourgeoises, qui s'apparentent souvent entre elles : c'est une nouvelle aristocratie. Faral, La Vie quotidienne au temps de st Louis,1942, p. 60.
b) Être de la même famille :
6. Un jeune Anglais fort distingué vint à cette époque villégiaturer à Orthez et donner à mon existence une distraction inattendue (...). Par sa mère, je crois, il s'apparentait à Wordsworth. Lui-même devait conquérir, à la fleur de l'âge, une bruyante renommée. Jammes, Mémoires,t. 2, 1922, p. 102.
Rem. Certains dict. (Ac. 1835, 1878, Besch. 1845, Lar. 19e) considèrent cet emploi (de même que l'emploi 1 a) comme familier.
2. Au fig. (pronom. passif). [Le suj. désigne un animé ou un inanimé] Être proche, avoir une ressemblance, des traits communs :
7. ... sans doute Tolstoï a eu des maladies, et de fort graves, comme nous tous, à nul cependant jamais il n'apparut comme un malade, le malade : tous ceux qui l'ont approché, fut-ce dans son extrême vieillesse, étaient frappés de sa vigueur, de quelque chose de droit et d'immuable par où il s'apparentait à un arbre, à un chêne. Du Bos, Journal,1924, p. 83.
Emploi abs. :
8. Génie et foi s'apparentent et sont également subversifs : comme le génie se manifeste par l'enthousiasme et l'humour, c'est-à-dire par un style profondément original, imprévu, révolutionnaire, de même la foi est en opposition dialectique avec toute fin exclusivement terrestre. Béguin, L'Âme romantique et le rêve,1939, p. 55.
3. P. ext., POL. [Le suj. désigne une liste de candidats à des élections] Faire alliance avec une ou plusieurs autres listes pour mettre en commun les suffrages obtenus.
Rem. Attesté ds Lar. encyclop., Pt Rob., Lar. Lang. fr.
DÉR.
Apparentage, subst. masc.Fait d'introduire qqn dans une famille, une classe sociale, de s'y unir ou d'y être uni. (Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes.).(1863-69, Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, t. 3, p. 403; suff. -age*).
PRONONC. : (s') [apaʀ ɑ ̃te]. Pour Fér. Crit. t. 1 1787, la 3esyllabe est longue. Dér. Apparentage. Seule transcription ds DG : à-pà-ran-tàj'.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. Ca 1165 trans. aparenter « traiter comme un parent » (G. d'Arras, Eracle, 2808 ds Gdf. Compl. : Or le baisent tuit li voisin, Or l'aparentent si cousin, Car chascuns a grant parenté Quant il a richece a plenté) − 1719, Saint-Simon, Mém. ds Dict. hist. Ac. fr. t. 3; 2. a) ca 1190 pronom. « être apparenté, de la même famille » (Herman, Bible, ms. Orl., fo7dds Gdf. Compl. : De .III. reaumes somes, rois nos appelle l'on, Ne somes d'un lignaige, ne nos aparenton); b) 1225 aparenté « qui a des parents » (Conquête Irlande, 2602, [Michel] ds Quem. : Vassals ben aparentés); c) 1636 « rendre parent par alliance » (Le P. Monet, Abrégé du parallèle des lang. fr. et lat. : apparenter aucun, luy attoucher de parentage). Dér. de parent*; préf. a-1* et dés. -er.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 122.