VENUE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. 1155 « action, fait de venir » (
Wace,
Brut, éd. I. Arnold, 787);
2. a) ca 1275
de venue « aussitôt, sur le champ, de prime abord » (
Adenet le Roi,
Buevon de Conmarchis, éd. A. Henry, 1836), seulement en a. et m. fr.;
b) 1568
tout d'une venue « tout d'une fois » (
Delorme,
Archit., I, 19 ds
Gdf.);
c) fin
xvies.
avoir la jambe tout d'une venue « d'une ligne unie, n'avoir pas les mollets marqués » (
Palissy,
De l'Art de terre, éd. P. A. Cap, p. 320);
3. a) fin
xves. « action de croître et de se développer » (
Jard. de santé, I, 2 ds
Gdf. Compl.: Barbe qui est de tardive
venue et naissance);
b) 1718 (
Ac.: on dit d'Un jeune arbre grand et droit qu'il est d'une belle
venüe. la mesme chose se dit aussi d'un jeune homme grand et bien fait);
4. a) 1431-35
allées et venues « démarches qu'une personne fait en vue de conclure un accord, une affaire... » (Cl.
de Fouquemberge,
Journal, éd. Tuetey, t. 3, p. 14);
b) 1607 « action d'aller et venir, mouvement de va et vient » (H.
d'Urfé,
L'Astrée, t. 1, p. 112). Part. passé subst. au fém. de
venir*; en a. et m. fr.
venue a également signifié « endroit par où l'on vient, chemin », « aventure, ce qui arrive à quelqu'un », « moment, fois », « tour et mauvais tour », « coup », « revenus », v.
Gdf. et
FEW t. 14, pp. 242-243.