VAINCU, -UE, part. passé et adj.
Étymol. et Hist. 1. Fin
xes. part. passé (
Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 375: [Jesus] per soa mort si l'a
vencut [Satan]);
2. a) xiies. part. passé subst. (
Everart de Kirkham,
Distiques de Caton, 377, éd. E. Stengel, p. 127: Kar nus avuns veu Suvent le
vencu Reveintre son vencur);
b) 1690 expr. (
Fur.: malheur et desespoir aux
vaincus); 1694 (
Ac.: malheur aux
vaincus);
3. a) ca 1215 part. passé adj. (
Raoul de Houdenc,
Songe d'Enfer, éd. M. Timmel Mihm, 451: champions
vaincuz a l'aillie);
b) ca 1485 expr. (
Mistere Viel Testament, éd. J. de Rothschild, 30033: ne me tiens
vaincu); 1538 (
Est.,
s.v. porrigo: se confesser estre
vaincu);
ca 1590 (
Montaigne,
Essais, I, 14, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 59: advouer estre
vaincus); 1612 (
Urfé,
Astrée, éd. H. Vaganay, t. 1, p. 250: s'advouer
vaincue). Part. passé de
vaincre*, issu d'une forme pop.
*vincūtu qui s'est substituée à la forme class. du part. passé
victus de
vincere « vaincre » (
cf. Fouché Morphol., p. 365).