× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
TRESSE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. a) Fin xies. judéo-fr. treces « tresse [de lin non filé] » (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, 1020); b) 1561 « ruban fait de fils entrelacés » esguilletes de tresse (doc. ds Gay); 2. ca 1170 « cheveux nattés » (Rois, II, XVIII, 9, éd. E. R. Curtius, p. 92: Une des branches aerst Absalon par le tresce); 3. 1691 mar. (Ozanam, p. 302, 41: Les Tresses sont de petites cordes, ou cordons, faits ordinairement de fil de carret et dont on se sert pour fourrer les cables); 4. 1852 archit. (Lenoir, loc. cit.). Orig. discutée. Le mot, de même que l'ital. treccia (xiiies. Brunet Latin ds DEI), semble reposer sur un lat. vulg. *trichia qui représenterait le gr. tardif τ ρ ι χ ι ́ α « écorce de palmier servant à fabriquer des cordes » (1ers. d'apr. G. Alessio ds R. Ling. rom. t. 17, 1950, pp. 206-207), dér. de θ ρ ι ́ ξ, τ ρ ι χ ο ́ ς « cheveu, poil »; de *trichia sont à rapprocher: dans le domaine gallo-rom., le lat. médiév. trica « tresse de cheveux » (1057 ds Du Cange; 1080-82 Anjou ds Nierm.), et dans le domaine ital., le lat. trecia (1145 et 1191 Venise au sens de « bande, lien » [propr. « cheveux tressés »]). D'apr.G. Alessio, loc. cit., ce *trichia, d'orig. gr., terme mar., aurait été diffusé par la région de Venise et de l'exarchat de Ravenne à travers l'Italie. Dans cette hyp., étant donné l'ancienneté du mot en fr., il faut supposer qu'il aurait pénétré dans le territoire gallo-rom. par Marseille (a. prov. treza « tresse de cheveux », hapax ds Rayn.; tressa xves. ds Levy [E.] Prov.; tressa [de ceda pura] « ruban » Montauban 2emoit. xiiies., ibid.); il aurait perdu son caractère mar. Pour d'autres hyp., v. FEW t. 13, 2, p. 264a.