× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
SAISIR, verbe trans.
Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1100 saisir qqn de qqc. « mettre quelqu'un en possession de quelque chose » (Roland, éd. J. Bédier, 3213); 2. 1270 le mort* saisit le vif; 3. 1549 saisir une juridiction d'une affaire « porter une affaire devant une juridiction » (Est.). B. 1. a) Ca 1100 « mettre quelque chose en sa main avec détermination, force ou rapidité » (Roland, 721); 1534 pronom. se saisir de qqc. « s'emparer vivement de quelque chose » (Rabelais, Gargantua, XXV, 80, éd. R. Calder et M. A. Screech, p. 171); b) α) ca 1100 « prendre, retenir brusquement ou avec force (un animé) » (Roland, 2280); ca 1175 pronom. « se rendre maître de quelqu'un par la force » (Benoit, Chronique Ducs Normandie, 3012 ds T.-L.); β) 1466 saisir au corps (doc. ap. Bartzsch, p. 87); c) ca 1100 « s'emparer de, enlever de vive force (un objectif militaire) » (Roland, 972); d) 1832 « exposer (un aliment) à un feu vif au début de la cuisson » (Raymond, s.v. saisi); e) 1972 informat. (Bureau); 2. a) α) ca 1200 au fig. « s'emparer brusquement de l'esprit de quelqu'un en provoquant une vive surprise, une émotion violente » (Châtelain de Couci, Chansons, éd. A. Lerond, XXV, 27); β) 1553 « provoquer une sensation physique désagréable, qui affecte tout le corps » (La Bible, s.l., impr. J. Gérard, Ps. 48, 7 d'apr. FEW t. 17, p. 21b); b) 1580 « percevoir par les sens une sensation difficilement décelable » (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 590); c) α) 1669 se saisir d'un prétexte (Molière, Tartuffe, II, 4 ds Œuvres, éd. E. Despois et P. Mesnard, t. 4, p. 447); β) 1673 trans. « tirer avantageusement parti d'une chose au moment où elle se présente » (Racine, Mithridate, II, 3 ds Œuvres, éd. P. Mesnard, t. 3, p. 43); d) α) 1694 « se mettre en mesure de comprendre, de connaître par la raison, par un effort de réflexion » (Ac.); β) 1923 empl. abs. « comprendre » (Martin du G., Thib., Belle sais., p. 1033); e) 1763 « appréhender un objet, un concept, une idée pour le rendre perceptible à d'autres ou le fixer » (Marmontel, Poétique fr., t. 1, p. 374); 3. a) 1495 dr. « mettre sous la main de la justice par une saisie » (Coutumes du comté de Ponthieu, CXVI ds Nouv. Coutumier gén., éd. Bourdot de Richebourg, t. 1, p. 96a); b) 1580 saisi subst. masc. « celui dont on a saisi les biens » (Coutumes de la prevosté et vicomté de Paris, CCCXLVIII, ibid., t. 3, p. 54b); c) 1809 saisir qqn « faire la saisie de ses biens » (Napoléon Ier, Corresp., Paris, 1865, t. 19, p. 624, cf. Littré Suppl.). Empr. à l'a. h. all.*sazjan, cf. le m. h. all. setzen « mettre quelqu'un en possession de quelque chose ». Le mot est att. vers 700 par le lat. médiév. sacire « id. » (Nierm.). Le sens originel en fr. est prob. « mettre quelqu'un en possession de quelque chose » d'où, par le pronom. se saisir de, saisir « prendre possession de » et « mettre quelque chose en sa main avec détermination ». Le sens jur. « mettre sous la main de la justice » (B 3 a) est att. en a. prov. dès 1278 [ms. du xives.] (Cartulaire de Beaumont ds Levy Prov.).