× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er septembre 2026. Celle-ci apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez tester la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
REPENTIR1(SE), verbe pronom.
Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 soi repentir de + inf. « renoncer à, cesser de » (Roland, éd. J. Bédier, 3011), seulement en a. et m. fr.; 2. id. « manifester le regret d'avoir commis une faute » (ibid., 3590: Carles.... Si pren cunseill que vers mei te repentes! Mort as mun filz); ca 1120-50 part. prés. adj. cont. relig. (Grant mal fist Adam, I, 4 ds T.-L.); 1119 même cont. (Philippe de Thaon, Comput, 1599, ibid.: Cum la gent vunt pechant... Mais quant il se repentent); ca 1155 soi repentir de ses pechiez (Wace, Brut, 14461, ibid.); 1318 part. passé fém. subst. les Repentïes « ordre religieux accueillant les femmes qui ont rompu avec une vie dissolue » (Requeste des Frères Mineurs, 98 ds Rutebeuf, Œuvres, éd. A. Jubinal2, t. 3, 1875, p. 158); 3. ca 1140 « regretter amèrement un acte accompli, une décision prise » (Voyage de Charlemagne, éd. G. Favati, 31); 1160-74 (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, II, 1541: ... il ont a seignor retenu Loeÿs, Mez puis s'en repentirent quer trop lor fu eschis); ca 1200 part. prés. adj. estre repentans « regretter » (Chanson ds Chansons du Chastelain de Couci, éd. A. Lerond, XXVIII, 24); 1280 [ms.] part. passé subst. « celui qui regrette » (Tenson anonyme ds Chansonnier d'Arras reprod. phot., introd. A. Jeanroy, fol. 137 r o); fin xives. clers repentiz « renégat »; repentie subst. « nonne qui a rompu ses vœux » (Eustache Deschamps, Œuvres, VII, 74, 10; VII, 52, 2 ds T.-L.). Issu, avec chang. de conjug., du b. lat. repoenitere (ca 860 repoenitens, Vita S. Basilii ds Migne, Patrol. lat., t. 73, 1879, col. 303), dér., à l'aide du préf. re-, de poenitere (Blaise Lat. chrét.), altér. sous l'infl. de poena (peine*), du class. paenitet, paenitere (v. pénitence), verbe intrans. devenu réfl. (déb. iiies. Sortes Sangallenses, 2, 10 ds E. Löfstedt, Syntactica, t. 2, 1933, p. 389; viies. Formules rythmées, éd. Zeumer, d'apr. J. Pirson ds Mél. Wilmotte, p. 513: unde se postea penetivit, cette dernière forme attestant le chang. de conjug.); cf. a. lomb. repentirse, a. esp. rependirse. Du verbe lat. simple, le verbe a. fr. impers. sis penteiet [ind. imp.] de... « ils se repentaient de » (937-52 Jonas, éd. G. de Poerck, 195) [cf. mil. xives. Entrée d'Espagne, 3099 ds T.-L.: tard pentir torne a duel] et l'a. prov. pentir (xiiies. [Pietro Guglielmo di Luserna] En aquest ds Rayn. t. 4, p. 488b; v. B. de Ventadorn, éd. C. Appel, p. 341).