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RELIQUE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 2345: En l'oriet punt [de Durendal] asez i ad reliques, La dent seint Perre e del sanc seint Basilie E des chevels mun seignor seint Denise); 2. a) ca 1393 plur. « restes d'une situation, d'un état antérieurs, de quelque chose » (Ménagier de Paris, Hist. de Griselidis, I, 106 ds T.-L.: a ce que Grisilidis n'apportast avecques soy aucunes reliques de la vile fortune de povreté; I, 121, ibid.: tant que les reliques de mon povre esperit demourront en mon corps); fin xves. (Philippe de Commynes, Mém., I, 3, éd. J. Calmette, t. 1, p. 24: de très grans capitaines comme le comte de Salbery, Talbot et autres dont je me tais; car ce n'est point de mon temps, combien que j'en ay veu les reliques); b) 1559 spéc. en parlant d'un peuple, d'une armée vaincus (Amyot, Paul Emile, 7 ds Hug.). Empr. au lat.reliquia, plur. reliquiae « reste(s) », spéc. « survivants » (d'un combat); « restes, cendres d'un mort » (d'où, dans la lang. chrét., le sens 1 dep. fin ive-déb. ves. St Jérôme ds Blaise Lat. chrét.); fig.: reliquiae pristinae fortunae, belli.