RÉDUIT, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1150
reduit « chemin » (
Thèbes, éd. F. Raynaud de Lage, 7108);
b) 1176
id. « lieu retiré, renfoncé » (
Chrétien de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 5508);
2. 1225-30
reduit « lieu où plusieurs personnes ont coutume de se rendre pour converser, jouer, se divertir » (
Guillaume de Lorris, Rose, éd. F. Lecoy, 716); 1559 p. ext. « personnes qui s'assemblent en un lieu, société »
aux reduicts et es assemblées (
Amyot, Lyc., 53 ds
Littré);
3. 1583 [éd.]
reduict « pièce étroite et retirée d'une maison, recoin » (
Montaigne, Essais, éd. Villey-Saulnier, II, VIII, p. 393);
réduit (
Montesquieu, Lettres persanes, 150, éd. E. Carcassonne, t. II, p. 176);
4. 1671
reduit « ouvrage fortifié à l'intérieur d'un autre servant d'emplacement pour l'ultime défense » (
Pomey). D'abord att. sous la forme
reduit, a été refait à une date difficilement déterminable en
réduit d'apr.
réduire;
reduit représente le lat. pop.
reductum neutre pris subst. de
reductus « qui est à l'écart (en parlant d'un lieu, d'un objet, v. aussi
redoute), part. passé de
reducere « ramener », v.
réduire.