PONTE2, subst. masc.
Étymol. et Hist.1. 1682 désigne l'as rouge lorsqu'on joue en coeur ou en carreau (
Le Jeu de l'hombre, comme on le joüe..., Paris, Cl. Barbin, p.15: si la Triomphe est en rouge, la
Ponte est la plus forte, c'est à dire l'As de coeur si la Triomphe est de coeur; et l'As de carreau, si elle est de carreau; p.62: le
Ponte, le Roy, la Dame);
2. a) 1703 «chacun de ceux qui jouent contre celui qui tient la banque» (
Nouveau jeu de l'Hombre..., p.59, d'apr.
FEW t.9, p.161a);
b) p.ext. av. 1778 «membre d'une sorte de mutuelle sur la vie» (
Voltaire, Dict. philos., art.
Age ds
OEuvres compl., éd. de Kehl, t.47, 1785, p.143 [cet art. ne se trouve pas ds l'éd. R. Naves, Paris, 1961, v. introd., pp.XVII-XVIII]: On donnait dix pour cent aux
pontes âgés de quarante années, et le dernier vivant héritait de tous les morts);
c) au fig. 1838 «joueur (ici appliqué au domaine de la spéculation)» (
Balzac,
Mais. Nucingen, p.635);
d) 1883 «richard dépensier» (arg. des officiers de l'armée de terre, d'apr.
Esn. qui s'appuie sur
Larchey 1889 «homme qui paraît riche et fait de la dépense» −[L
t] Palat−). Prob. déverbal de
ponter2*,
FEW t.9, p.161a.