× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
POINTE, subst. fém.
Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1140 « extrémité pointue d'un objet » (Pélerinage Charlemagne, éd. G. Favati, 544); 1636 à la pointe des armes (Corneille, Le Cid, II, 7); 1668 fig. à la pointe de l'épée (La Fontaine, Fables, I, 5); 2. a) 1306 « portion de terrain qui se rétrécit de plus en plus » (Joinville, St Louis, éd. N. L. Corbett, 147); b) 1452 « extrémité d'un objet (ici d'un soulier) » (J. de Bueil, Le Jouvencel, éd. L. Lecestre, I, 55); c) 1585 en pointe (N. Du Fail, Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, II, 107); 3. 1554 « partie de l'aile d'une armée » (Amyot, Histoires de Diodore, XII, 21 ds Hug.); 4. 1669 marcher sur la pointe des pieds (Widerhold Fr.-all.); 1842 avoir des pointes « pour un danseur se tenir sur la pointe des pieds » (Ac. Compl.); 1898 faire des pointes (DG). B. 1. 1174-76 puinte del jur (Guernes de Pont-Sainte-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 6046); 2. 1225-30 « douleur piquante, cuisante » (Guillaume de Lorris, Rose, éd. F. Lecoy, 2315); 1604 « remarque blessante, trait d'ironie » (Montchrestien, Hector, éd. Petit de Julleville, 30); 1740-55 faire une pointe « chercher querelle » (St Simon, Mémoires, éd. A. de Boislisle, VIII, 345); 3. 1580 « trait d'esprit, jeu de mots » (Montaigne, Essais, éd. P. Villey et V. L. Saulnier, I, 307); 4. a) 1570 « petite quantité d'un assaisonnement » (Maison rustique, 207 ds FEW t. 9, p. 575a); 1671 pointe de vin (Pomey); b) 1657-62 « qui a une finesse extrême, minuscule » (Pascal, Pensées, éd. Brunschvicg, II, 13). C. 1. 1155 puingte « charge de cavalerie » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 11943); 1835 « opération de commando » (Ac.); 2. ca 1225 faire sa pointe « aller de l'avant » (Reclus de Molliens, Charité, 23, 11 ds T.-L.); 1623 poursuivre sa pointe (dans une intention galante) (Sorel, Francion, éd. Colombey, 459); 1798 faire une pointe « aller dans un endroit qui n'était pas prévu au départ » (Ac.). D. 1. 1538 « outil dont l'extrémité est employée pour faire des trous » (Est.); 1549 pointe de diamant (ibid.); 1680 « clou long, sans tête » (Rich.); 2. 1562 « piquants du hérisson » (Du Pinet, Hist. du monde, LXXX, chap. 4, p. 475); 1911 chaussures à pointes (G. Rozet, Deffense et illustration de la race française ds Petiot 1982); d'où 1924 pointes (Montherlant, Le Paradis à l'ombre des épées, ibid.); 3. 1520 « morceau d'étoffe triangulaire sur un vêtement » (Palsgr., p. 226); 1657-92 « fichu en forme de pointe » (Tallemant des Reaux, Historiettes, éd. Mongrédien, I, 100). Du b. lat. puncta « estocade », issu du part. passé de pungere « poindre ».