× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er septembre 2026. Celle-ci apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez tester la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
PENTE, subst. fém.
Étymol. et Hist.A. 1. 1335 «penture» ce qui maintient une porte suspendue autour de ses gonds (doc. Arch. nat. ds Gdf.); 2. a) 1497 pantes [d'un lit] (doc. Bibl. nat., ibid.); b) 1563 «bande d'étoffe tombante garnissant les côtés d'un autel» (Inv. des reliques de la Saincte Chapelle de Dijon, p.80, Jul. d'Arbaumont ds Gdf. Compl.); c) 1593 pante du daiz (Satyre Ménippée, Pièces de tapisserie, éd. Ch. Read, p.51). B. 1. 1358 «inclinaison d'une surface [le plus souvent en relation avec l'écoulement des eaux]» (doc. A. Tournai ds Gdf. Compl.); 1694 pente de comble (Corneille); 2. 1796 «plan, surface en déclivité» gravir une pente; descendre une pente de neige (H.-B. de Saussure, Voy. Alpes, t.4, pp.146, 149); 3. fig. a) 1580 «ce qui est comparé à une déclivité naturelle» (Montaigne, Essais, I, XXVI éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p.147: au bout d'un long et ennuyeux chemin [en lisant un texte] je vins à rencontrer une piece haute, riche et eslevée jusques aux nuës. Si j'eusse trouvé la pente douce et la montée un peu alongée...); b) 1588 «inclinaison morale naturelle, penchant» se laisser aller vers la pante naturelle (Id., ibid., III, XIII, p.1106); ca 1590 pente vers la haine, la cruauté, l'ambition (Id., ibid., II, XII, p.444); c) 1588 «ce qui entraîne irrésistiblement vers le bas, vers le mal» (Id., ibid., III, IX, p.993: ... appuyer et retarder de sa puissance l'inclination vers le mal, suyvre envis cette pente). Issu du lat. vulg. *pendita, part. passé fém. de pendere, formé d'apr. les verbes au parfait en -ui (moneīre, monuī, monĭ-tus, v. Ern. Morphol., § 313 II, note II, p.224). Pente devait donc exister en a. fr., peut-être dans une aire géogr. latérale; apparaissant dans la lang. écrite au xives., il a peu à peu, aux sens A et B 1, évincé le subst. pendant*. A se réfère au sens «être suspendu», B au sens «pencher» de l'a. fr. pendre (v. ce mot), corresp.respectivement aux sens «être pendu, être suspendu» et «être suspendu au-dessus, surplomber, dominer» du lat. pendere.