× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
NOBLE1, adj.
Étymol. et Hist. I. Qui l'emporte, est au-dessus des autres par sa qualité, sa valeur, ses mérites A. 1. ca 1050 d'une personne (St Alexis, éd. Chr. Storey, 40: ...filie d'un noble Franc); ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 467: Dient paien: ,,Noble baron ad ci!``); ca 1179 subst. nom propre (Renart, éd. M. Roques, 7: En la cort Noble le lion); 3equart xves. subst. (Georges Chastellain, Exposition sur vérité mal prise ds OEuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t.6, p.311); 2. 1160-74 «(d'un cheval) franc, magnifique» noble palefroi (Wace, Rou, éd. A.J. Holden, II, 3038); 3. 1314 membre noble (Chirurgie de H. de Mondeville, 1900 ds T.-L.). B. D'un inanimé 1. a) ca 1165 noble chevalerie (Benoît de Ste-Maure, Troie, 28428 ds T.-L.); id. la noble cité de Troie (Id., op. cit., 22982, ibid.); 1280 fame de noble parage (Clef d'Amors, 250, ibid.); 1370-72 noble science (Oresme, Ethiques, Prol., éd. A.D. Menut, p.101); b) 1176 sepolture riche et noble (Chrétien de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 6043); 1174-87 nobles chastiax (Id., Perceval, éd. F. Lecoy, 6422); c) ca 1210 «inspiré, suggéré par la grandeur morale» noble contenance (Guiot de Provins, Bible ds OEuvres, éd. J. Orr, 1513); ca 1485 noble querelle (Mystére du viel Testament, éd. J. de Rothschild, 44304); d) 1370-72 langage noble (Oresme, op. cit., Prol., p.101); 1674 (Boileau, Art poétique, I ds OEuvres, éd. F. Escal, p.159: le stile le moins noble a pourtant sa noblesse); 2. 1360, 8 mai numism. v. noble2. II. Qui appartient à la classe de la société réputée éminente 1. a) 1216 (charte, Cambrai ds E. Tailliar, Recueil d'actes en langue wallonne, p.54: se ly bourgois ne paye au chevalier ou a noble homme...); xves. [ms.] noble homme d'assise, synon. de baron (Ordonnance dite de Jean II ds Établissements de St Louis, éd. P. Viollet, t.3, p.194); b) 1369-72 subst. (Chron. norm. du XIVes., éd. A. et É. Molinier, p.132 [1358]: En ce temps s'assemblerent les nobles de plusieurs contrées); 2. 1495, 16 mars en parlant d'une terre heritage noble (Coutume de Sens ds Nouv. coutumier gén., éd. Ch. A. Bourdot de Richebourg, t.3, p.499b); 3.1509, 29 oct. garde noble (Coutume du bailliage de Troyes, ibid., p.240b). Empr. au lat. nobilis (de noscere «connaître» proprement «ce que l'on peut connaître»), de là 1 «connu; bien connu, fameux (d'une personne, d'une chose)»; p. ext.2 «de famille noble, de naissance noble, noble», subst. nobiles «les nobles, la noblesse» (la nobilitas comprenant les patriciens, les plébéiens arrivés aux magistratures curules et leurs descendants; v. Paulys Realencyclop. der classischen Altertumswissenschaft, t.17, 1937, col. 785 sqq.). De 1, le premier empr. I; II paraît plus spéc. empr. au lat. médiév., qui, d'abord employé en parlant de l'aristocratie de sang chez certains peuples germ. (501-518 Lex Burgundionum ds Nierm.), est devenu synon. de liber, ingenuus (720 Leges Liutprandi regis Langobardorum, ibid.), puis désigna la noblesse féodale (1012-23, ibid.); sur l'origine et l'évolution du mot nobilis à partir du ixes., v., entre autres, M. Parisse, La noblesse lorraine, XIe-XIIIes., thèse, Nancy, 1976, pp.228 sqq. Le synon. a. fr. nobile (ca 1100 nobilie, Roland, 3690; ca 1135 nobile, Couronnement de Louis, éd. Y. G. Lepage, réd. AB, 593 ainsi que réd. C, 342) est, soit issu, par voie demi-savante, par l'intermédiaire de nobilie, d'une forme lat. *nobilius (Thomas A., Essais, p.79; Fouché, p.942), soit issu de nobilis avec changement d'accentuation à l'époque gallo-rom. (v. Vään., § 48), nobilie n'étant qu'une forme isolée (FEW t.7, p.160b).