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NEIGER, verbe
Étymol. et Hist. Ca 1165 neif negiee «neige récemment tombée» (Benoît de Ste-Maure, Troie, 5148 ds T.-L.); 1174-87 (Chrétien de Troyes, Perceval, éd. F. Lecoy, 4142: Cele nuit ot il bien negié); 1180-90 (Alexandre de Paris, Alexandre, éd. E. C. Armstrong, t.III, 2478: Molt par fist grant froidure, assés plut et nega). D'un lat. vulg. *nivicare, fréquentatif du b. lat. nivere, ce dernier att. au ives. par le grammairien Nonius Marcellus sous la forme impers. nivit «il neige», puis au vies. par Venance Fortunat sous la forme pers. au sens fig. de «devenir blanc comme la neige» (Forc.), dér. de nix, nivis «neige»; de même orig. que neiger, l'ital. nevicare. La création de *nivicare à côté du verbe class. ninguere, forme à infixe nasal, est due au fait que le rapport entre ce dernier verbe et le subst. n'était plus perçu. Nivere est continué par le type nevre dans le domaine fr.-prov.; sa var. *nivare l'est par le type never att. dans différents dial. du domaine gallo-rom. (cf. m. fr. il noive «il neige» xives., Moamin et Ghatrif ds T.-L.; prov. nevar, v. neigée) et dans le cat., esp., port. nevar, FEW t.7, pp.153a-156a.