× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er septembre 2026. Celle-ci apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez tester la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
MONSIEUR, subst. masc. sing.,MESSIEURS, subst. masc. plur.
Étymol. et Hist. 1. 1297 monsor «titre donné par déférence, civilité à un homme d'une condition un peu élevée; celui à qui l'on donne ce titre» (Fontevr., anc. tit., A. Maine-et-Loire ds Gdf. Compl.), subsiste a) pour désigner tout homme de quelque importance 1592 faire le monsieur (Monluc, Commentaires, éd. P. Courteault, t.2, p.422); b) 1653 «homme qui se distingue par son éducation, son apparence, son travail» (B. Palissy, Recepte, éd. A. France, p.112); 2. a) ca 1480 «titre de politesse donné à tout homme (ou en parlant de lui)» (Guillaume Coquillart, Monologue du puys, éd. M. J. Freeman, p.312, 256); ca 1515 avec un nom de fonction (Gringore, Vie Monseigneur St Louis, éd. A. de Montaiglon et J. de Rothschild, t.2, p.205: monsieur le Prevost); 1552 avec une épithète iron. (Du Bellay, Discours sur la louange de la vertu, éd. H. Chamard, t.4, p.147, 58: monsieur le sage); 1792 avec un mot qui exprime une particularité du personnage (24 déc. ds la Sté des Jacobins, éd. F.-A. Aulard, t.4, p.619: M. Veto); b) 1585 désigne un homme, un inconnu (Du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, éd. J. d'Assézat, t.2, p.32); 3.spéc. terme hist. a) fin xves. «titre donné aux frères puînés des princes de sang» (Georges Chastellain, Chron., éd. Kervyn de Lettenhove, t.2, p.234); 1583-90 «titre du frère aîné du roi» (Brant., Cap. Fr., t.II, p.383 ds La Curne); b) ca 1500 «titre donné à un évêque» (André de La Vigne, Voyage de Naples, éd. A. Slerca, II, 366: monsieur de Moncaillier), supplanté par monseigneur*; c) au plur. «membres d'une assemblée» 1505 messieurs les prelatz (Gringore, Folles entreprises, t.1, p.96); 1532 Messieurs de la court (en parlant des membres du Parlement) (Rabelais, Pantagruel, éd. V. L. Saulnier, chap.9 bis, p.62, 174-5; d) 1829 arg. police plur. ces messieurs «le bourreau et ses aides» ds Esn.; 1866 monsieur de Paris «bourreau» (Delvau); 4. 1532 «maître de maison» (Marot, Epître au roi, éd. C. A. Mayer, XXV, p.173, 38). Comp. de mon* et de sieur*.