× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
MAURESQUE, adj. et subst.
Étymol. et Hist. I. A. Adj. 1. 1349 guiterne moresche «mandore» (Doc. ds F. Dick, Bezeichnungen für Saiten - und Schlaginstrumente in der altfranzösischen Literatur, 1932, p.67); 2. 1477 «qui a rapport aux Maures, à leur style particulier de décoration» (Extraits des comptes et mémoriaux du roi René, éd. A. Lecoy de la Marche, § 655, p.294: touaille morisque). B. Subst. 1. 1379 à la morisque «à la manière des Maures» (Inv. de Charles V ds Gay: ung reliquaire d'argent doré ouvré à la morisque); 2. 1448 chorégr. Extraits des comptes et mémoriaux du roi René, §763, p.336); 3. 1531 moresque peint. (Doc. ds Nouv. arch. de l'art fr., p.91). II. 1611 subst. «femme maure» (Cotgr.). Empr. à l'esp. morisco «maure» (ca 1140 ds Cor.-Pasc., s.v. moro; déjà comme nom propre en 966, ibid.), lui-même issu du lat. médiév. mauriscus «id.» (cf. Blaise Latin Med. Aev.), «noirâtre» (av. 1101 ds Nov. gloss.). La forme moresque, qui apparaît à côté de morisque au xives. (cf. FEW t.6, 1, p.555a) s'explique prob. par l'infl. des mots dérivés à l'aide du suff. -esque et trouve l'appui des formes occitanes (cf. 1453, moresqua «danse» ds Pansier t.3, v. aussi FEW t.6, 1, pp.553a-553b), où -esc résulte d'une évolution normale du lat. -iscus (voir W. Meyer-Lübke, Gramm. des lang. rom., t.2, §520). Il n'est donc pas nécessaire de faire remonter la forme en -esque à l'ital. moresco, qui n'est d'ailleurs att. qu'au xves. (v. Batt.). La forme mauresque, avec au, apparaît vers 1640 (voir Gay).