MANILLE2, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. 1833 «anneau auquel on attache la chaîne d'un forçat» (
Balzac, Lettres Étr., t. 1, p. 67);
2. mar.
a) 1868 «anneau d'une chaîne destinée à retenir l'ancre» (
Littré);
b) 1902 «anneau ou étrier reliant deux longueurs de chaîne» (
Nouv. Lar. ill.). Empr. à l'a. prov.
manellie «anneau auquel on attache la chaîne d'un galérien» (1512 ds
Fennis, La Stolonomie, p. 381; aussi 1548
manilhe, ibid.; 1551
manille, ibid. et 1680 ds
Jal., s.v. manille2); issu d'un plus anc.
manelha «anse» (
xves. ds
R. Lang. rom. t. 35, 1891, p. 72b; 1451 ds
Pansier, s.v. manega «
id.», ce dernier déjà att. en 1350), lui-même du lat.
manicula, v.
manique. Le sens de «anse» est également att. en fr. au
xviies. et survit de nos jours dans le domaine fr.-prov., occitan (
cf. FEW t. 6, 1, p. 215b).