× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
MÂCHER1, verbe trans.
Étymol. et Hist. A. 1. a) Ca 1185 (Marie de France, Purgatoire St Patrice, 413 ds T.-L.: E cele denz que vus avez, Qu'unkes vïande ne mascha); 1552 (Est. s.v. mando-mansum: mansum in os inferre. Luy bailler tout masché); 1580 (Montaigne, Essais, II, X, éd. A. Thibaudet et M. Rat, p. 397: Ces historiens nous gastent tout: ils veulent nous mascher les morceaux); b) 1773 «triturer une substance molle dans sa bouche sans l'avaler» fig. des organes de papier mâché (Voltaire, Lettre à d'Argental, 19 avr. ds Corresp., éd. Th. Besterman, t. 39, p. 391); 2. fin xiiies. [ms. Bibl. nat. fr. 837] fig. ne le querre maschier «ne pas chercher à dissimuler, dire franchement» (De la fole et de la sage ds Jubinal, Nouv. recueil de fabliaux, t. 2, p. 79); 3. fig. a) xiiies. «se pénétrer d'une chose au point de la faire sienne, de l'acquérir» maskier sens «se pénétrer de sagesse» (Chans. et dits artésiens, éd. A. Jeanroy et H. Guy, XV, 36); b) ca 1350 «se pénétrer d'une chose, la méditer» (Gilles Li Muisis, II, 192 ds T.-L.). B.1306 «mordre un objet placé entre les dents» maschier le fraing (Guillaume Guiart, Royaux lignages, I, 1014 ds T.-L.). Du b. lat. masticare «mâcher»; ce verbe (= gr. μ α σ ι α ́ ω) se substitua en ce sens au début du ives. aux verbes ant. mandere et manducare (celui-ci issu du 1erpar l'intermédiaire du dér. manducus, proprement «le bâfreur», nom d'un bouffon d'atellanes portant un masque aux énormes mâchoires remuant à grand bruit) quand, mandere n'ayant laissé aucune trace dans les lang. rom., manducare fut utilisé pour exprimer la notion de «manger», v. manger.