× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
JONGLEUR, -EUSE, subst.
Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 juglere hist. des arts (aussi Ed. Faral, Les Jongleurs en France au Moyen Age, éd. 1964) (Couronnement de Louis, Rédaction AB, 5, éd. Y. G. Lepage); xiiies. [ms.] jongleur (St François, 3236 ds T.-L.); 2. 1549 « bateleur, saltimbanque » (Est. : jongleur dient les Picards, que nous appelons basteleur); 3. 1732 « sorcier, chez les sauvages d'Amérique » (Lesage, Les Aventures de M. Robert Chevalier, dit de Beauchêne, t. 1, p. 58); 4. av. 1811 « celui qui cherche à en imposer par de fausses apparences » (Chénier, Ninon, III, 3 ds Œuvres posthumes, éd. P.-C. Daunou, t. 2, p. 97). Du lat. joculator « rieur, railleur, bon plaisant », sens attesté en a. fr. (ca 1265, Brunet Latin, Trésor, éd. F. J. Carmody, II, ch. 37, p. 204). La forme jongleur est due à un croisement avec l'a. subst. jangleor, janglëur, dér. de jangler (v. jongler), signifiant « bavard, hâbleur, médisant » (ganglëur, ca 1165, Benoit de Ste-Maure, Troie, 30305 ds T.-L.); cf. à ce sujet les var. jogleor, iugleor, iougleour ds Benoit de Ste-Maure, loc. cit., et Hulsius 1596 qui donne pour jongler un jangler « faire des tours d'adresse ».