HEIN2, onomat.
Étymol et Hist. A. 1. Ca 1178
ahenc interj. exprimant la satisfaction (
Renart, éd. E. Martin, XIV, 550, t. 2, p. 124);
2. ca 1440
hen imprécation (
Le martire saint Pere et saint Pol, 1996 ds
Cycle des Mystères, éd. G. A. Runnalls, p. 151).
B. 1. a) 1464
hen interj., pour inviter un interlocuteur à répéter ou à poursuivre ce qu'il disait (
Maistre Pierre Pathelin, éd. R. T. Holbrook, 278 [ici, marquant l'étonnement]); 1665
hen (
Molière,
Dom Juan, I, 2); 1724
hein (
Marivaux,
Double inconstance, I, 6); 1839 subst. (
Balzac,
Œuvres div., t. 3, p. 196);
b) 1693
heim interj., pour solliciter une réponse, une approbation (
Brueys et
Palaprat,
Le Grondeur, I, 6 ds
Littré); 1729
hein (D'
Allainval,,
École des bourgeois, I, 11);
2. a) 1841
hein marquant le triomphe (
Dumas père,
Mariage sous Louis XV, I, 5);
b) 1893 renforçant un ordre (
Renard,
Lanterne sourde, p. 148). A du lat. class.
hem, interj. exprimant divers sentiments : mécontentement, indignation, effroi, horreur; compassion, affliction; surprise heureuse (
cf. A. Primmer ds
Rom. Forsch. t. 77, 1965, pp. 153-156). B interj. formée en fr. (
FEW t. 4, pp. 400-401,
s.v. hem; v. aussi J.
Orr,
Hein! Essai d'une étymologie ds
R. Ling. rom. t. 29, pp. 275-288 : l'a. fr.
ainz, ains « mais, mais plutôt » survivrait de façon latente dans l'interj.
hein, comme « doublure nasalisée de
Eh!, aussi bien dans son rôle interrogatif que dans celui, plus conforme à sa nature oppositionnelle, de protestation »).