GESTE2, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 « histoire rapportée par écrit des hauts faits d'un peuple ou d'une famille » [L. Foulet] (
Roland, éd. J. Bédier, 1443 : Il est escrit en la
Geste Francor; 1685 : Il est escrit es cartres e es brefs, Ço dit la
Geste...);
ca 1170 (
Chr. de Troyes,
Erec, éd. M. Roques 6617 : Cesar, l'empereres de Rome, Et tuit li roi que l'en vos nome An diz et an chançons de
geste...); à nouv. en 1831
chanson de bonne geste (
Fauriel ds
R. des Deux-Mondes, 7, 554 d'apr.
FEW t. 4, p. 119b, note 1);
2. xiiies. [mss] « actions, hauts faits » (
Chevalerie Vivien, éd. A.L. Terracher, 1635, leçon des mss A1, A2), sens très attesté au
xvies. (
Hug.). Empr. au lat.
gesta (plur. neutre du part. passé du class.
gerere « accomplir, exécuter, faire ») « actions, hauts faits, exploits » à l'époque class. et jusqu'au Moy. Âge
cf. ixes.,
Eginhart,
De Vita Karoli, éd. L. Halphen, prol., p. 2, note a), qui a pris à l'époque médiév., le sens de « récit, histoire » (
Nierm.);
gesta a été en fr. adapté en subst. fém. singulier.