diamantaire
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Histoire :
A./B. « artisan qui taille et/ou vend des diamants ». Attesté depuis 1625 [à Genève] (Rivoire, Droit, volume 4, chapitre 33, in GPRS 5, 678 et Rapport GPSR 84, 5 : Arresté qu'on joint les deux estats de lapidaires et de diamentaires avec celuy des orphevres, de tant plus qu'il n'y a que fort peu de diamentaires travaillans dans la ville). Première attestation lexicographique : 1680 (Richelet 1680 : diamantaire, s. m. Ouvrier qui taille les diamans). -
Rem. Adj. « qui a l'éclat du diamant ». Attesté depuis 1838 (Ac6 Compl. : diamantaire. adj. des 2 g. (didact.) Il se dit De l'éclat des pierres précieuses, quand il se rapproche de celui du diamant). Contrairement à ce qui est affirmé supra, cet emploi adjectival n'est pas vieilli mais plutôt littéraire, comme en attestent par exemple Robert2 et Gary, Vie, in Frantext (1975 : Il le répétait tout le temps. «Je me suis fait moi‑même», avec son costume et ses bagues diamantaires aux doigts). -
Origine :
A./B. Formation française : dérivé du substantif diamant* à l'aide du suffixe ‑aire2* (cf. ‑aire2* A.3.), sur le modèle de lapidaire1*. Cf. Von Wartburg/Jänicke in FEW 24, 133a, adamas I 2. Une autre formation suffixale, dyamentier subst. masc. « celui qui taille les diamants » (1496, Le Roux, Vie, volume 4, page 109, texte 22, manuscrit K.K. 85, folio 92 verso : A Jehan Cayon, dyamantier, demourant audit Lyon, la somme de cinquante deux livres […] pour avoir rabillé, nectoié & mis sur son molin la belle poincte de dyamant d'icelle dame), est restée sans lendemain.
Rem. Adj. Formation française : dérivé du substantif diamant* à l'aide du suffixe ‑aire1* (cf. ‑aire1* C.1.), synonyme de diamantin* pour l'acception « qui a l'éclat du diamant ».
Rédaction TLF 1979 : Équipe diachronique du TLF. - Mise à jour 2005 : Armelle Evrard ; Nadine Steinfeld.. - Relecture mise à jour 2005 : Gilles Roques ; Gilles Petrequin ; France Lagueunière ; Éva Buchi.