× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
CERBÈRE, subst. masc.
Étymol. et Hist. « Chien à trois têtes qui gardait la porte des enfers » d'où xvies. « gardien intraitable » (Marg. de Valois, Mém., an. 1576 ds Gdf. Compl. : Les cerberes que l'on avoit mis a ma porte); 1668 (La Fontaine, Fables, III, 18 ds Littré : Que ce chat exterminateur, Vrai cerbère, était craint une lieue à la ronde); 1690 (Fur. : On appelle figurement & par exaggeration un Suisse ou un Portier trop rebarbatif, un Cerbere). Empr. au lat. Cerberus, nom du chien à trois têtes qui gardait la porte des enfers (Cicéron ds TLL s.v., 332, 46), lui-même empr. au gr. κ ε ́ ρ ϐ ε ρ ο ς (Hésiode ds Liddell-Scott).

Mise à jour de la notice étymologique par le programme de recherche TLF-Étym :

Histoire :
A. Au propre : « animal, monstre analogue au gardien des Enfers de la mythologie grecque ». Attesté depuis 1501 (La vigne, Compl. roy Bazoche M.R., page 389 = DMF2 : O Atropos, pluthonique, scabreuse, Furie aride, sulphurinée, umbreuse, Fière boucquine, bugle, cerbère, Cabre, beste barbare, tenebreuse). - 
B. Au figuré : « personne gardant l'entrée d'une pièce ou d'un bâtiment (souvent péjoratif et ironique) ». Attesté depuis 1576 (Valois, Mémoires, page 72 = GdfC : Le seul brave Grillon est celuy qui, mesprisant toutes deffenses et toutes desfaveurs, vinst cinq ou six fois en ma chambre, estonnant tellement de crainte les cerberes que l'on avoit mis a ma porte, qu'ils n'osèrent jamais le dire, ny luy refuser le passage). - 

Origine :
Formation française : translation déonomastique du nom propre de créature mythologique Cerbère (nom du chien à trois têtes qui gardait la porte des Enfers dans la mythologie grecque) (ci‑dessus A.). Le nom propre Cerbère est lui‑même emprunté au latin Cerberus « canis Orci » (attesté depuis Cicéron, < grec Κέρβερος, TLLOnomasticon C, 332‑333). À partir de ce sens étymologique, le français a développé dès le 16e siècle un sens figuré (ci‑dessus B.). Le latin connaissait déjà des emplois métaphoriques (Pétrone [en parlant d'un avocat] et Jérôme [en parlant d'un messager], Forcellini 5, 357a), mais sans rapport direct avec ce sémantisme moderne. Cf. von Wartburg in FEW 2, 601a, Cerberus.


Rédaction TLF 1977 : Équipe diachronique du TLF. - Mise à jour 2007 : Sarah Leroy. - Relecture mise à jour 2007 : Gilles Petrequin ; Éva Buchi ; André Thibault ; Franz Rainer ; Enrico Arcaini.