BOIRE2, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1343 « fosse faisant communiquer une chantepleure avec une rivière, surtout sur la Loire » (A. N. JJ 72, f
o347 v
odans
Gdf. Compl.); 1561 ang. (
Inv. Arch. H., II, Suppl., p. 58 col. 2 dans
Verr.-On.,
s.v. boire 3). Terme de la Basse-Loire (
Verr.-On.), d'orig. inconnue (
FEW t. 21, pp. 24-25); rapproché ultérieurement du verbe
boire :
cf. Trév. 1704,
s.v. boire; attesté dans la même aire géogr. en lat. médiév. sous la forme
bera en 1110-1130 (
Inv. Arch. H., I, p. 63 col. 2 dans
Verr.-On.,
loc. cit.) et
beria en 1337 (Charta Fulconis episc. Andegav. de decimis Valleyae ex Tabulario S. Albini Andegav. dans
Du Cange t. 1, p. 638b); ces formes excluent un rapprochement avec le prov. mod.
bouiro « bief d'un moulin » qui représente une forme *
boria; un rapprochement avec l'a. fr.
buire « écluse » (1321,
Cart. d'Esdras de Corbie, Richel. 1. 17760, f
o36 v
odans
Gdf.), d'aire géogr. pic. et wallonne, réputé d'étymol. inconnue par
FEW t. 23, p. 88b, est peu probable du point de vue phonét. et vu l'éloignement des 2 aires géographiques.