BÂCHE2, subst. fém.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1572 « hotte en osier ou filet en forme de poche, pour prendre le poisson » (
R. Belleau,
Berg., iiej., f
o115 r
ods
Gdf. Compl. : J'aurois tousjours chez moi mille ruses gentilles, Mille sortes d'appas, mille façons subtiles Pour faire des engins, des
baches, du vervain);
2. 1610 « auge » (
Privil. des .XXXII. mét. de la cité de Liège, II, 72, 55,
ibid. : Sur chacune ayme de
bache de pierre); d'où divers emplois techn.
a) 1751 technol. (
Encyclop. t. 2 :
Bâche. C'est un coffre ou une cuvette de bois qui reçoit l'eau d'une pompe aspirante à une certaine hauteur, où elle est reprise par d'autres corps de pompe foulante qui l'élèvent davantage);
b) 1835 hortic.
(Ac.); 1958
id. (
Plais.-Caill.);
c) 1863 métall. (
Littré :
Bâche [1] Auge dans laquelle on refroidit les scories; [2] Petite caisse qui sert à mesurer le minerai; [3] caisse employée pour jeter le minerai dans le haut fourneau);
3. 1838 « partie de la grève où il reste de l'eau à marée basse » (
Ac. Compl. 1842).
V.
bâche1; pour le sens 1,
EWFS2propose comme étymon le gaul. *
baskyo- « charge », apparenté au lat.
fascis « faisceau », mais le rapp. de sens n'apparaît pas clairement.