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AVIDITÉ, subst. fém.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1389 « désir immodéré de qqc. » (Ph. de Maizières, Songe du vieil pel., III, 125 ds Gdf. Compl. : L'avidité de seignourir de Cyrus); 2. plus spéc. a) 1587 « désir immodéré de nourriture » (Ronsard, Franciade, L. II, var., note de l'éd. de 1587 ds Hug. : L'avidité : l'ardeur de manger. Je ne sache point de mot François plus propre, encores qu'il soit mendié du Latin); b) 1751 « désir immodéré de biens, d'argent » (Voltaire, Siècle de Louis XIV, c. 25 ds Dict. hist. Ac. fr. : Il parut bien, quand il [Fouquet] fut arrêté et conduit à la Bastille et à Vincennes, que son parti n'était autre chose que l'avidité de quelques courtisans et de quelques femmes, qui recevaient de lui des pensions et qui l'oublièrent dès qu'il ne fut plus en état d'en donner). Empr. au lat. aviditas attesté au sens 1 dep. Plaute (Merc., 29 ds TLL s.v., 1422, 43), au sens 2 a dep. le Iers. av. J.-C. (Rutilius Lupus, 1, 18, ibid., 1423, 5), et au sens 2 b (Cicéron, Phil., 5, 20, ibid., 1422, 68).