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ATTELLE, subst. fém.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1155 asteles « éclat de bois » (Wace, Brut, éd. Arnold, 12859 ds Keller 1953, p. 217b : Des escuz volent les asteles) − xvies. ds Hug.; signalé comme ,,vx lang.`` par Ac. Compl. 1842; 1160-74 « morceau, pièce de bois » (Wace, Rou, éd. Andresen, II, 1654 ds Keller 1953 : Od pels e od asteles les faiseient fuïr), terme gén. seulement en a. fr.; emplois techn. : a) fin xiies. estelles méd. « petite pièce de bois servant à maintenir les fractures » (Garin le Loh., 2echans., XXXII, P. Paris ds Gdf. : Cil qui garissent s'en sunt bien entremis, Le bras relient, s'ont les emplastres mis, Et les estelles i ont moult bien assis); b) 1606 technol. attelles (Nicot : Attelles [...] sont ces deux aisseaux plats qui accollent le collier d'un cheval de trait, depuis l'endroit de la poitrine iusques à celuy du garrot, le surmontans en façon d'aileron), (cf. 1350 le dimin. astellet : Ord., II, 371 ds Gdf. : Du collier de traiz garni d'astellets et de billots, huit sols); 1680 atel (Rich.), attel (Besch. 1845, Lar. 19e, Littré); c) 1680 atel (Rich. : Atel [...] Morceau de bois qu'on se met au doigt pour lever la poterie qu'on fait sur la rouë); 1866 attel (Lar. 19e); d) 1704 id. Attelles (Trév. : [...] Attelles. Morceaux de bois creux, dont les Plombiers et les Vitriers enveloppent la poignée de leur fer à souder, pour ne se point brûler); 1866 attel (Lar. 19e). Du b. lat. astella « éclat de bois, copeau » (ves., Cassius Felix, 32, p. 65 ds TLL s.v., 946, 36), lat. class. assula (Plaute, Merc., 130, ibid., 912, 46), dimin. de assis, v. ais, par l'intermédiaire d'une forme astula (Pline, Nat., 16, 54, ibid., 912, 53) issue sans doute d'une prononc. *assla, d'où *astla, astula (Ern.-Meillet s.v. assis).