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notices corrigéescatégorie :
ARROCHE, subst. fém.
ÉTYMOL. ET HIST. − xiies. arepe (Gloss. Tours, éd. L. Delisle ds Gdf. Compl. : Atriplex, grisolocama, atrofacos, viniscus, cato, arepe); xves. arroche (Grant Herbier, no53, ibid. : Atriplex. C'est une herbe que l'on appelle arroche). Altération du lat. class. atriplex, -plicis « id. » empr. au gr. α ̓ τ ρ α ́ φ α ξ(υ ς). La forme d'a. fr. arepe (xiies., supra) a dû être primitivement arrepe (rr < tr cf. pĕtra > pierre); elle s'explique à partir de l'acc. du lat. atriplex atrĭplicem à condition de poser ĭ entravé. On a donc atrĭplicem > *atreplece > ar(r)epe à titre de forme demi-sav. (cf. ángele > ange, imágene > image. La forme a. fr. ar(r)ace (cf. ex. Gdf. Compl.) s'explique à partir de la forme gr. α ̓ τ ρ α ́ φ α ξ υ ς (acc. -υ ν) qui possède un α accentué; on a donc *atrapice(m) ou *atrapica [réalisations latinisantes sur la base du gr. atrap(h)axu(n) − φ étant prononcé p + h] donne des formes demi-sav. *atrap(e)ce *atrap(e)ca qui donnent régulièrement arrace et arrache (ex. ds Gdf. Compl.)). La forme arroche (var. dial. arroce, arrosse [écrit aussi arrose]) suppose un o qui est attesté de la forme gréco-lat. atrofaxos (atrofacos), mais on ne peut expliquer ce o par une dissimilation (a...a > o...a), la 1redes deux voyelles étant accentuée; l'hyp. avancée par FEW a + w < a + p par transformation de p en w suppose la chute antérieure du l de la finale or plex, plice(m) est vraisemblablement une altération latinisante p. étymol. pop. (cf. triplex « trèfle », p. allus. aux feuilles triangulaires?) de la finale gr. (où φ est prononcé p + h) inexistante en lat. Il faut donc, pour expliquer arroche, partir de *atrápica. On a donc : *atrapica > *atrápeca > *atrabeca > *atraweca > *atrawca > arroche (ce qui suppose que e posttonique a disparu très tôt ds ce proparoxyton). Reste à expliquer la rencontre sur le sol fr. entre la forme gr. et la forme lat. peut-être par l'intermédiaire d'un prov.; or le mot manque en prov. anc.; seul un niçois aroca (< *arauca) ds Roll. Flore t. 9, p. 158.