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ARACK, subst. masc.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1525 « liqueur alcoolique, tirée du riz » (A. Fabre, Le Voyage et navigation faict par les Espaignolz és Isles de Mollucques ... de Antoine Pigaphetta ... translaté de l'italien en françoys ds Arv., p. 55 : Le vin de rifz [aux Philippines] est cler comme eaue, mais si fort que plusieurs deux en furent enyurez et se nomme arach); 1601 (Lodewijcksz [hollandais] Second Livre. Journal ou comptoir, ibid., p. 56 : Le 26. avons eu portion d'eaue ascav. par jour 6. muyettes avec 3. muyettes d'Arac, et n'estions point au dehors des Islettes de Iava); 2. 1670 « liqueur alcoolique à base de canne à sucre (de sucre) » (F. Bernier, Histoire de la derniere Revolution des Etats du Grand Mogol., Paris, 1670, II, 48 ds Z. rom. Philol., t. 85, p. 124 : ils [les Éthiopiens] envoyés comme ambassadeurs au Grand Mogol gardoient leur Arac ou eau de vie de sucre noir dont ils estoient tres-frians); 3. 1752 (Trév. : Arak. Espéce d'eau de vie que font les Tartares Tungutes, sujets du grand Duc de Moscovie. Cette eau de vie se fait avec du lait de cavalle que l'on laisse aigrir, et qu'ensuite on distille à deux ou trois reprises entre deux pots de terre bien bouchés, d'où la liqueur sort par un petit tuyau de bois). Empr. à l'ar. arak « sueur, effluve, lait » d'où arak at tamar « sueur de palmier », c.-à-d. « vin de palme des dattiers », d'où spiritueux faits avec du riz fermenté, du sucre, etc... [la date 1519 donnée par Bl.-W. pour l'ouvrage de Pigafetta est contestée par Arv., p. 55, le récit n'ayant pu être trad. en fr. qu'après le retour de l'auteur en sept. 1522; la date de 1525 est proposée avec réserves]. Le port. attesté sous la forme arragua dep. 1514 (ds Dalg. t. 1, p. 49) ne semble avoir connu la forme araque que récemment (1871 ds Mach.) et ne peut donc avoir servi d'intermédiaire à l'empr.; Arv., p. 56, voit dans 3 un mot différent.