ALBARELLE2, subst. fém.
Étymol. ET HIST. − 1860 « cornet de pharmacie » (
Picolpassi,
L'Art du potier, 15 ds
Gay t. 1 1887 [lire G. Piccolpasso, potier ital.
ca 1548 d'apr.
R. Jean,
Les Arts de la terre, Manuel d'hist. de l'art, 1911, p. 92. Trad. de son ouvrage de 1560 par
Claudius Popelin,
Les Troyes libvres de l'art du potier, 1860, d'apr.
T. Deck,
La Faïence, 1903] : Cestuy-ci poinct ne se trouve qu'emmy les maistres italiens, il ait autre nom que l'
Albarelle, ne qu'il se nomme aultrement dans les pharmacies. Régulièrement se fasconne d'une seule pièce et à des grandeurs diverses); 1897 (
Nouv. Lar. ill. Albarelle : Vase italien de faïence de forme cylindrique, ayant le pied et l'orifice plus étroits que la panse. Les
albarelles sont « les cornets de pharmacie » des amateurs d'antiquités, elles furent en usage aux
xvieet
xviiesiècles).
Empr. à l'ital.
albarello, alberello «
id. » attesté dep.
ca 1353 (
Boccaccio,
Dec., 7-3 (163) ds
Batt. t. 1 1961 : Lasciamo stare le lor celle piene d'alberelli di lattovari e d'unguenti colmi [...]) lui-même dér. de
albaro, albero « peuplier » (
G. Devoto,
Avviamento alla etimologia italiana; d'apr.
B. Migliorini, A. Duro,
Prontuario etimologico della lingua italiana, le lat. vulg.
albarus est dér. de
albus « blanc ») dont à l'orig. provenait le bois utilisé pour faire ces vases.
L'hyp. d'un rapprochement de l'ital.
albero, albaro avec l'ital.
albuolo « récipient » (< lat.
alveolus) émise en 1723-24 par
Salvini,
Annotazioni al commento del Boccaccio sopra Dante, 376 ds
Tomm.-Bell. 1929 ne convient pas du point de vue morphol.; celle d'un étymon lat.
albarius « crépi [vase à crépi?] »,
DEI, ne convient pas au point de vue sém.