AGGRAVÉ, ÉE, part. passé, adj. et subst. fém.
Étymol. ET HIST.
I.− Aggravé, e. 1. xves. adj.
agravé « (d'un animal) dont le pied est endolori par la marche sur le gravier » (
Remèdes pour diverses maladies des chevaux, f
o60 ds
Tilander,
Glanures lexicogr., 1932, p. 19 : Agraveure et deferreure : pour chevaulx
agravez et defferrez, prenez le pied du cheval qui est defferré, et en le tenant [reste du feuillet déchiré]), demeuré en ce sens dans les dial. de l'Ouest (ang.,
Verr.-On. 1908; blaisois,
A. Thibault,
Gloss. du pays blaisois, 1892) et du Centre (
Jaub.); au sens de « meurtri, foulé (d'une partie du corps humain) » (tourang.,
Rougé,
Le Parler tourang., 1912); dial. du Centre (
Jaub.);
2. 1883 subst. fém. méd. vétér.
aggravée (
Littré :
Aggravée. Maladie du pied du chien qui consiste en une inflammation du réseau vasculaire situé au-dessous de l'épiderme épais et dur, dont les tubercules plantaires sont recouverts à leur surface d'appui. On a aussi observé chez les porcs surmenés, des
aggravées).
II.− Aggravement. 1810 méd. vétér. synon. de
aggravée* (
Desgraviers,
Essai de vénerie ou de l'art du valet de limier, 3
eéd. d'apr.
FEW t. 4, p. 257 a).
III.− Aggravation. 1863
id. synon. de
aggravée* (
Littré).
IV.− Aggrave. 1898
id. synon. de
agravée*
(Nouv. Lar. ill.). I dér. du m. fr.
grave « gravier » (1390 ds
Gdf.), voir
grève, préf.
a-1*, suff.
-é*
-ée; II, III dér. de
aggraver2* méd. vétér.; suff.
-ment1*
; -ation (-tion*
); IV déverbal de
aggraver2*, méd. vétér.