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ADIRER, verbe trans.
Étymol. ET HIST. − 1170 « perdre, égarer » (Les quatre Livres des Rois, 29, p. p. Le Roux de Lincy, Paris 1841 ds T.-L. s.v. adirer : Avint que a Cis... furent adnes adirez [perierant asinae Cis]) jusqu'à Cotgr. 1611; demeuré en norm. (Dum. 1849 s.v.); spécialisé comme terme jur. dep. le xives. (Gdf. s.v.) au sens de « perdre (un titre, un document) », signalé en ce sens dans l'Anc. cout. de Normandie, § 87 ds Dum., Op. cit., qualifié d'anc. dep. Fur. 1701. Formé à partir de la loc. a. fr. a dire « qui manque », 1120-1150 estre a dire « manquer » (Li ver del Juïse, éd. von Feilitzen, 379 ds T.-L. s.v. dire : Trestuit istront de terre, ja uns nen iert a dire) [ds Alexis, éd. Paris et Panier, 33a et 123d ds T.-L. la loc. n'en est (fut) nïent a dire peut encore à la rigueur, s'interpréter par « il n'y a rien à en dire » (EWFS2) : or est s'aneme de glorie replenide, Ço at que s volt, n'en est nïent a dire (123d); l'interprétation par « il n'y manque rien » semble cependant préférable]. Étymol. a .fr. a dire confirmé par cont. tels que xiies., Conquête de Jérusalem, éd. Hippeau ds T.-L. : A sa main prent sa barbe, si la desache et tire; Anchois qu'il la guerpisse, en sont cent poil a dire. − L'expr. semble n'avoir été d'abord empl. que dans un tour négatif; cf. fr. mod. : il n'y a rien à redire (« à critiquer »). D'adire est sans doute une innovation dial., symétrique de (être, trouver qqc.) de trop.