× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
AÏEUX, subst. masc. plur.
Étymol. ET HIST. I.− 1. Ca 1150 aiuel « grand-père » (Roman de Thèbes, éd. Constans, 36 ds T.-L. : ma raison vueil comencier D'un lor aiuel dont vueil traitier); 2. début xiiies. « ancêtre » (Amadas et Ydoine, éd. Hippeau, 4765, ibid. : Puis le tans du premier aioel Adan, dont tuit et tuites sont); au plur. aieuls désigne indistinctement jusqu'au xviiies. les grands-pères paternel et maternel ou les ancêtres (cf. La Bruyère, IX, 41 ds Dub.-Lag. 1960 : Cette disposition de cœur et d'esprit qui passe des aïeuls [« grands-pères »] par les pères dans les descendants; La Font., Eunuq., 1, 4, ibid. : Au rang que ses aïeuls [« ancêtres »] ont jadis su tenir); selon Rich. t. 1 1680, le plur. est dans les deux cas aïeux; selon Ac. 1694 il s'écrit aïeuls, mais se prononce aïeux; selon Ac. 1740 cette prononc. est la plus ordinaire, mais les deux graph. se rencontrent, aïeux surtout en poésie; 1762 (Ac. : [...] au plur. on dit aïeuls quand on veut désigner précisément le grand-père paternel et maternel [...] Hors de-là, on dit aïeux pour signifier généralement tous ceux de qui on descend). II.− Ca 1180 aiuele « grand'mère » (Marie de France Fables, éd. Warnke, 45, 21 ds T.-L.). Du lat. vulg. *avíŏlus, avíŏla, dimin. euphémique du lat. class. avus (*avius), avia. Évolution vocalique rég. pour la syllabe finale : le suff. lat. -íŏlu est devenu par déplacement d'accent -yólu, puis diphtongaison rég. de l'ǫ, d'où aiuel. La chute de la labiale w devant y fait difficulté (selon H. Rheinfelder, Altfr. gram., 2eéd., 1953, § 533, il s'agirait d'un fait de prononc. enfantine; cf. aussi *atavia > a. fr. taie « grand-mère », *atavione a. fr. taion « grand-père »). Fouché t. 2 1958, p. 232 et t. 3 1961, p. 906. La forme du cas régime plur. aieux (a. fr. aiues, aieus) est phonét. rég.; le plur. aieuls est refait sur le sing. et a servi à distinguer les deux sens.