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Z, z, lettre
La vingt-sixième lettre de l'alphabet; un exemplaire de cette lettre.
A. − [La lettre en tant que telle]
1. [z désigne z, prenant en considération la valeur phonét. de la lettre] Le g et le z italiens deviennent souvent c en français: gabineto, cabinet; zagrin (vénitien), chagrin (Gourmont, Esthét. lang. fr., 1899, p. 140).Il a remarqué l'« exotisme en Z » dans la littérature française, surtout romanesque, entre 1750 et 1820: noms de héros et d'héroïnes commençant par Z ou contenant cette lettre (...). Explication qui me vient à présent: Z, en français, lettre particulièrement finale, de l'alphabet et des secondes personnes du pluriel, muette, lointaine (Larbaud, Journal,1934, p. 299).
De/depuis a/jusqu'à z. [P. réf. à l'ordre alph.] Par état nous devons connaître la valeur de toutes les lettres de l'alphabet depuis A jusqu'à Z (Jouy, Hermite, t. 1, 1811, p. VII).Peut-être cet inventeur original d'une réforme de l'Académie avait-il observé que [le dictionnaire] (...) objet essentiel de nos attentions, ne procédait vers le Z de ce temps-là, qu'avec une lenteur majestueuse (Valéry, Variété IV, 1938, p. 162).
L'une des bornes d'une tranche alphabétique. Ces associations de syllabes étaient devenues des noms propres qui désignaient les secteurs du savoir universel: il y avait la région Ci-D, la région Pr-Z, avec leur faune et leur flore, leurs villes, leurs grands hommes et leurs batailles (Sartre, Mots, 1964, p. 38).
P. méton. Le caractère d'imprimerie. [Il] se penchait sur la casse en plissant le front (...): « C'est pas tout ça! Faut s'y remettre. Où c'est, bon Dieu de bon Dieu, où c'est donc qu'est le Z? » (Duhamel, Désert Bièvres, 1937, p. 122).
2. [Avec une attention partic. à la valeur phonét.] Je respire l'odeur épicée de leur peau et je regarde leurs dents splendides et le bout de leur langue rose quand elles prononcent le c ou le z (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, p. 109).
[Par désignation conventionnelle de la valeur] L'italien est parfaitement phonétique (...) le français, qui est riche, possède deux manières d'écrire f, quatre manières d'écrire k, deux d'écrire z, etc. (Valéry, Variété III,1936, p. 280).
[z marque la liaison abusive] Il faut continuer, il est vrai, par: J'ai z'un coquin de frère..., ou risquer un hiatus terrible; mais pourquoi aussi la langue a-t-elle repoussé ce z si commode, si liant, si séduisant (Nerval, Filles feu, Chans. et lég. du Valois, 1854, p. 628).Apprendre à parler comme aux z-halles (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 309).Pense-z-y (Flaub., Corresp., 1867, p. 288).
3. [Désigne la forme physique de z] La paisible frégate continuait à prendre son bain de mer et à décrire mille contours agréables autour de nous, faisant le manège, changeant de main comme un cheval bien dressé, et dessinant des S et des Z sur l'eau de la façon la plus aimable (Vigny, Serv. et grand. milit., 1835, p. 171).
En z, en forme de z. La flexion du cou en Z (Cuvier, Anat. comp., t. 1, 1805, p. 193).L'âge, par surcroît, l'a plié en Z, comme la goutte avait plié Scarron (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 38).
Fait comme un z. Contrefait. (Ds Ac. 1740-1878, Littré).
B. − [La lettre désigne un référent autre qu'elle-même, par attribution arbitraire, ou en tant qu'abrév. d'un signe lex.]
1. [Avec un référent lex. Z représente gaz, par aphérèse] Matériel Z. Matériel destiné à la protection contre les gaz de combat (d'apr. Lar. 20e).
[Dans un sigle lexicalisé] Z.A.C.* [zak], Z.U.P.* [zyp]
2. [Sans référent lex.]
MATH. z. Variable algébrique. Comme n est toujours plus grand que z (et même que 2 z), b est toujours un nombre positif différent de 0 (Leprince-Ringuet, Transmut. artif., 1933, p. 11).Montel suppose f(z) bornée et les conditions vérifiées presque partout (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2, 1964, p. 43).
[P. anal. avec l'usage math.]
[Désigne une pers. indéterm.] Soit x mort, que j'étais (dans une autre vie), a vivant et z, que je serai (...). Même s'il est vrai de quelque point de vue inintelligible qu'x, a et z ne font qu'un, cette vérité ne peut m'être qu'indifférente (G. Bataille, Exp. int., 1943, p. 38).Pour que le droit de propriété, le droit d'aubaine soit respecté dans A, il faut qu'il soit refusé à Z; par où l'on voit comme l'égalité des droits, séparée de l'égalité des conditions, peut être une vérité (Proudhon, Propriété, 1840, p. 293).
[Recouvre une identité connue] En présence de pareils exemples, le cas de l'opulent Z... me devenait de plus en plus énigmatique (Renan, Souv. enf., 1883, p. 120).Sa remarque à propos de Z.: moins avancé que nous dans le dépouillement des sens, ou dans l'affranchissement de la matière; préférant, « comme un gros chanoine », la bonne chère aux femmes (Larbaud, Journal, 1934, p. 300).
MATH. Z. Symbole représentant l'ensemble des entiers relatifs. Le sous-ensemble noté Z+(...) est l'ensemble des entiers relatifs positifs (GDEL).
Z, adj. De catégorie inférieure, médiocre. Ce récit [La Sultane de C. Clément] (...) pourrait faire un bon scénario de film Z, un beau péplum « salammbiqué » pour adultes blasés (Le Nouvel Observateur, 17 oct. 1981, p. 111, col. 2).
CHIM. ORG. Z. ,,Préfixe utilisé pour définir la conformation d'une double liaison`` (GDEL).
Prononc. et Orth.: [zεd]. Ac. dep. 1694: zede et zède. Valeur à l'init. des mots qui suivent: [z] et, s'agissant d'empr., [dz], [s] notamment. L'expr. lettre ou consonne double, que la tradition gramm. applique à z (Gramm. 1789, Ac. compl. 1842) se rapporte à l'affriquée (des lang. class.). Fréq. abs. littér.: 149.