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WHIG, subst. masc. et adj.
I. − Subst. masc.
A. − HIST. Membre du parti opposé à Charles II et aux Stuart, à l'origine de la révolution de 1688, favorable à la maison de Hanovre et au protestantisme et promoteur de la Déclaration des droits de l'année suivante. Sous le règne de son successeur [de Charles 1er], la minorité prit la célèbre appellation de Whig (...). Jacques II par son imprudence fit triompher le parti des Whigs, et Guillaume III s'empara d'une des plus belles couronnes de l'Europe (Chateaubr., Essai Révol., t. 1, 1797, p. 209).C'était au temps de la révolution de 1688, de celle qui avait chassé les Stuart, que les ennemis du trône, grands seigneurs jaloux de la couronne ou puritains écossais hostiles à l'église établie, avaient reçu par ironie le nom de whigs, une abréviation de « whigamores », groupe de paysans révoltés de l'ouest de l'Écosse (Maurois, Disraëli, 1927, p. 63).P. métaph. V. tory ex. de Sainte-Beuve.
B. − Au Royaume-Uni, membre du parti libéral. Au plur. Le parti whig ou parti libéral. Whigs et tories occupent alternativement la direction des affaires (Faure, Hist. art, 1921, p. 127).
II. − Adj. Qui appartient, qui est relatif à ce parti ou à ses membres. Ministère, opposition, parti whig. Dans certaines grandes familles, issues d'ancêtres rebelles, avait subsisté une tradition whig, tradition d'indépendance, d'opposition à la couronne, d'alliance avec les sectes religieuses dissidentes, souvent aussi de libéralisme sincère (Maurois, Disraëli, 1927, p. 63).
Prononc. et Orth.: [wig]. Att. ds Ac. dep. 1835. Var. wigh (Jouy, Hermite, t. 2, 1812, p. 192 et Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 280), whigh (Hugo, Homme qui rit, t. 2, 1869, p. 8). Étymol. et Hist. 1. 1690 adj. et subst. « partisan, ou qui est partisan, de la cause presbytérienne » (Recherche modeste des causes des malheurs qui sont arrivés en Angleterre, 6 ds Höfler Anglic.); 2. a) 1704 subst. « membre du parti parlementaire anglais favorable à la défense de certaines libertés face à l'autorité royale et aux prérogatives de la religion anglicane et opposé au parti tory » (E. de Clarendon, Hist. de la rebellion et des guerres civiles d'Angleterre, I, 17 et n., ibid.); b) 1717 adj. (E. de Cize, Hist. du Whigisme et du Torisme, 26, ibid.). Empr. à l'angl.whig désignant tout partisan de la cause presbytérienne en Écosse au xviies., plus spéc. les covenantaires qui marchèrent contre Édimbourg en 1648, puis les partisans de l'exclusion du duc d'York, converti au catholicisme, de la succession au trône d'Angleterre, et enfin, dep. 1689, les membres du parti qui fut appelé plus tard parti libéral et était opposé au parti tory, conservateur. L'angl. whig semble être l'abrév. de whiggamore désignant des covenantaires rebelles de 1648 dont la marche fut appelée whiggamore raid (1649 whigamore road ds NED), l'orig. de whiggamore n'étant pas clairement établie (v. NED et Klein Etymol.). Le terme whig est passé en anglo-amér. pour désigner les partisans de la révolution puis en 1834 le parti opposé aux démocrates qui devint le parti républicain (sens donné ds Littré). Fréq. abs. littér.: 77.
DÉR.
Whig(g)isme,(Whigisme, Whiggisme) subst. masc.,hist. Opinion, doctrine des Whigs, du parti whig. Le temps des conservateurs n'est point venu encore ni en France, ni en Angleterre; le whigisme, comme le vieux libéralisme, n'est pas encore assez usé (Balzac, Œuvres div., t. 3, 1836, p. 11). [wigism̭] 1reattest. 1717 (E. de Cize, loc. cit.); de whig, suff. -isme* selon l'angl. whiggism att. dep. la fin du xviies. (Ned.).
BBG.Barb. Loan-words 1921, p. 139 − Bonn. 1920, p. 157, pp. 169-170. − Boulan 1934, p. 124. − Dub. Pol. 1962, p. 444.