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VOISINER, verbe
A. − Empl. intrans.
1. Vieilli. [Le suj. désigne une pers.] Rendre fréquemment visite à des voisins; avoir des relations de voisinage. Synon. fréquenter.Aimer à voisiner. Je m'en allais à petits pas dans ces rues de tombes, où les voisins ne voisinent point, ne couchent plus ensemble (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Tombales, 1881, p. 1208).Ça me fait quelque chose de vous voir partir, tenez, Gilbert,... à force de voisiner on était devenu comme parents (R. Bazin, Blé, 1907, p. 272).
Proverbe, vx. Il n'est voisin qui ne voisine. On fréquente habituellement ses voisins. (Dict. xixeet xxes.).
2. [Le suj. désigne des inanimés] Être situé à faible distance l'un de l'autre ou les uns des autres; coexister. Les assiettes de Chine du dessert se sont rapprochées et voisinent, indiquant les familiarités comme des siéges après une soirée (Goncourt, Ch. Demailly, 1860, p. 358).Dès la fin du sixième siècle, l'art dorien, l'art ionien voisinent partout, sans s'être encore bien reconnus (Faure, Hist. art, 1909, p. 82).
B. − Empl. trans. indir. Voisiner avec
1. Vieilli, littér. [Le suj. désigne une pers.] Avoir des relations de voisinage avec quelqu'un. Le geôlier voulait voisiner avec un homme qui, vu sa position particulière, pouvait lui tenir compagnie (Balzac, Illus. perdues, 1843, p. 731).Des jeunes gens qui parlaient haut y voisinaient avec des filles, aux lèvres et aux joues peintes, aux voix éraillées (Bourget, Actes suivent, 1926, p. 116).
2. [Le suj. désigne un inanimé concr. ou abstr.] Être situé près de quelque chose dans une proximité de hasard. Synon. côtoyer.Sur la table, des cartes étaient alignées, et voisinaient avec une boîte de marrons glacés (Arland, Ordre, 1929, p. 200).Il suffisait d'un élan du cœur pour le désarmer, la tendresse voisinant chez lui avec la colère (Green, Moïra, 1950, p. 67).
C. − Empl. trans., rare. Être près de. Synon. avoisiner.L'Olympe, grâce à moi, voisinait de nouveau la terre. D'autre part, je prétendais, par la science, rendre l'homme semblable aux dieux (Gide, Thésée, 1946, p. 1431).Pris à la pression atmosphérique, ce mélange était consommé en quantités énormes (...)! Il est vrai que la puissance voisinait 3 à 4 chevaux (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p. 484).
Prononc. et Orth.: [vwazine], (il) voisine [-zin]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Trans. a) ca 1200 « approcher quelqu'un, fréquenter » (Jean Bodel, Saxons, éd. F. Menzel et E. Stengel, 3965); b) 1553 « être voisin de, avoisiner » (Ronsard, Ode a Melin de Saint Gelais, 96 ds Œuvres compl., éd. P. Laumonier, t. 5, p. 170); 2. a) intrans. 1508 [éd.] « fréquenter familièrement ses voisins » (Amerval, Diablerie, éd. Ch. Fr. Ward, 63b: Pas n'est voisin qui ne voisine); b) 1843 voisiner avec qqn « entretenir des relations de voisinage » (Balzac, loc. cit.); 1867 « être placé à côté de » ici en parlant de choses (Goncourt, Man. Salomon, p. 228). Dér. de voisin*; dés. -er. Fréq. abs. littér.: 101.