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VÉNALITÉ, subst. fém.
A. − HIST. Fait (pour une charge, une fonction) de pouvoir s'acquérir à prix d'argent; caractère des offices de finances, de judicature puis militaires qui, en France, du xvies. jusqu'à la Révolution, furent concédés contre de l'argent par l'administration royale. Vénalité des grades; vénalité des offices. C'est à ce même besoin d'argent, joint à l'envie de n'en point demander aux états, que la vénalité des charges dut sa naissance (Tocqueville, Anc. Rég. et Révol., 1856, p. 186).La noblesse s'en prenait à la vénalité et à l'hérédité des charges qui constituaient une autre aristocratie: car le tiers état était en réalité la noblesse de robe (Bainville, Hist. Fr., t. 1, 1924, p. 202).
B. − Caractère de ce qui se cède en échange d'argent, au mépris des valeurs morales; comportement d'une personne vénale. Le rédacteur d'une telle rubrique est avant tout un spécialiste (...) il faut qu'il connaisse parfaitement toutes ces questions, qu'il soit bien informé et qu'il soit honnête. Car, là plus qu'en aucune autre rubrique du journal, la vénalité d'un rédacteur peut avoir des conséquences catastrophiques pour les lecteurs qui lui font confiance (Coston, A.B.C. journ., 1952, p. 125).
Prononc. et Orth.: [venalite]. Ac. 1694, 1718: ve-; dep. 1740: vé-. Étymol. et Hist. 1573 (Cl. Paradin, Hist. de Lyon, p. 370 ds Gdf.). Empr. au b. lat.venalitas, -atis « id. », dér. de venalis, v. vénal. Fréq. abs. littér.: 84.