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* Dans l'article "VAGUE4,, subst. fém."
VAGUE4, subst. fém.
Arg. Poche. Paumé comme un rat!... Je retourne encore un coup mes vagues... Je recommence! (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 224).Vous étiez certain, passé dix plombes, de vous faire retourner les vagues par les malfrats (Pt Simonin ill., 1957, p. 287).
REM.
Vaguer, verbe trans.,arg. a) Fouiller les poches de (quelqu'un). − (...) Le soir, je fais l'emballage là-haut, le matin je descends ça tranquillement dans ma savate... Pourquoi la savate?Et si elle me vague par surprise à l'ouverture? Je carre les bafouilles dans leur cachette définitive après la toilette...Mais elle va vous fouiller encore plus minutieusement que d'habitude! (A. Sarrazin, La Cavale, 1965 [1962], p. 271).Empl. pronom. réfl. Ali (...) se frotta les narines, se vagua (...) il ramena le petit packson de coco. Il s'en bourra le tarin (Le Breton, Rififi, 1953, p. 87).b) P. ext. Fouiller. C'est pas les planques qui manquaient dans la strasse. Ils avaient beau les vaguer une à une, glisser leurs paluches dans les moindres recoins (Le Breton, Rififi, 1953, p. 99).
Prononc. et Orth.: [vag]. Homon. et homogr. vague1, 2, 3. Étymol. et Hist. 1889 arg. (arg. des voyous d'apr. Esn. 1965); cf. 1901 (Bruant, s.v. poche). Dér. par apocope de vaguenaude « poche de vêtement », attest. en 1880 (?) d'apr. Esn. 1965, lui-même var. de baguenaude1* au sens de « poche » (dep. 1866, Delvau, p. 20); v. aussi Cellard-Rey.