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THÉIÈRE, subst. fém.
Récipient muni d'une anse et d'un bec verseur que l'on utilise pour faire infuser et servir le thé. Théière de/en étain, en métal anglais, en grès, en porcelaine; théière de Chine; théière Louis XV; une théière avec sa passoire; mettre le thé, verser l'eau bouillante dans la théière. Auguste parut apportant une théière qu'il mit sur une petite table, où il déposa le cabaret de porcelaine de Sèvres et qu'il couvrit de pâtisseries, de sandwichs (Balzac, Initié, 1848, p. 413).Sur la petite table basse (...) il y avait la théière d'argent bien frottée (Butor, Modif., 1957, p. 111).
[Avec déterm. qui en précise la contenance] Une théière de 3 tasses (Grandjean, Orfèvr. XIXes., 1962, p. 59).
P. méton. Sur la table japonaise (...) la théière fumait (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Bord du lit, 1883, p. 895).Je t'aurais volontiers jeté à la figure la théière bouillante (Renard, Journal, 1889, p. 36).
Prononc. et Orth.: [tejε:ʀ], [tε-]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1698 théière (Description de l'argenterie de l'abbé d'Effiet ds Havard 1890); 1704 thehére (Trév.); 1715 thétière (Nouv. instruction, 383 ds Quem. DDL t. 2); 1720 théyaire (Inventaire du sieur Louis Hanique ds Havard, loc. cit.); 1723 theïére (Mém. pour l'hist. des Sc. et des beaux Arts, Trévoux, avr., p. 663). Dér. de thé*; suff. -ière, -ère (v. -ier). Fréq. abs. littér.: 83. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p. 30.