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TERRESTRE, adj.
A. −
1. Qui a rapport à la planète Terre.
a) De la Terre, qui est propre à la Terre. Synon. terrien.Évolution, histoire terrestre; diamètre, équateur, méridien, rayon terrestre; pôles terrestres; atmosphère, croûte, écorce terrestre; attraction, gravitation terrestre; champ électrique, magnétique terrestre; vitesse de rotation, de révolution terrestre; année, jour terrestre; éléments (chimiques), matière terrestre(s); satellites terrestres. L'examinateur qui m'a interrogé en octobre, sur la cosmo, était une buse qui s'est fichu de moi parce que je lui disais que les taches du soleil avaient une influence sur la température et l'électricité terrestres (Bernanos, Lettres inéd., 1904, p. 1725):
1. [Newton] faisait, quoi qu'il en ait dit, une hypothèse et même des plus hardies, en imaginant dans toutes les particules de la matière pondérable une force dont la pesanteur des corps terrestres n'est qu'une manifestation particulière... Cournot, Fond. connaiss., 1851, p. 188.
Globe* terrestre. Boule, sphéroïde terrestre. On peut considérer le mouvement de la « boule terrestre » (...) comme un mouvement de translation (Kourganoff, Astron. fondam., 1961, p. 70).
En partic.
Qui concerne l'étude, la représentation de la Terre. Globe, sphère terrestre. J'avois des livres anglais et français, ainsi que quelques cartes terrestres et célestes (Crèvecœur, Voyage, t. 3, 1801, p. 23).Dans le cas de la mécanique terrestre, l'aplatissement de la terre, la rotation du plan d'oscillation du pendule de Foucault (...), la déviation des projectiles vers l'est, le phénomène des marées, s'expliquent aisément par la rotation de la terre (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 119).
Qui existe sur la Terre. La nature est sans préférence, et l'homme, malgré tout son génie, ne vaut pas plus pour elle que n'importe laquelle des millions d'autres espèces que produisit la vie terrestre (J. Rostand, La Vie et ses probl., 1939, p. 201).[P. méton.] Imagine quelqu'un marchant avec des muscles terrestres, contre une pesanteur moindre, dans la Lune ou dans Mars. Un mélange d'aisance et d'épuisement... (Malègue, Augustin, t. 2, 1933, p. 495).
b) Qui s'exerce sur la Terre. [La terre] est animée de mouvements périodiques, qui changent chaque jour et à chaque instant sa position vis-à-vis du soleil. Ces mouvements permettent au soleil de varier sans interruption son champ d'action terrestre (Brunhes, Géogr. hum., 1942, p. 3).La connaissance des effets terrestres se développait de façon décisive. Dès 1927, Mogel constatait des évanouissements brusques dans la propagation des ondes courtes (...) et le 30 août 1935 (...) Richardson (...) notait la simultanéité entre un tel évanouissement et une éruption solaire (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2, 1964, p. 530).
2.
a) Qui est relatif au milieu où vit l'homme, qui participe de sa nature physique, temporelle, imparfaite et s'oppose à l'univers du divin, de l'idéal, du spirituel, du rêve.
α) De la terre, sur la terre; que l'on trouve sur la terre, qui appartient à la terre, à la société des hommes. Le temps terrestre; la Jérusalem terrestre; royaume terrestre. Fragilité des beautés terrestres. « Cette rose est à peine épanouie qu'elle va périr » (Chênedollé, Journal, 1811, p. 63).Nous ne sommes plus aujourd'hui sur un plan théosophique. Des milliers de gens sont prêts à donner leur vie pour amener un meilleur état des affaires terrestres: pour plus de justice, pour une répartition plus équitable des biens matériels (Gide, Ainsi soit-il, 1951, p. 1230).Le Paradis* terrestre.
Le séjour terrestre, le terrestre séjour; maison, prison terrestre. Le milieu de vie de l'homme. Et ce bien idéal que toute ame désire Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour! (Lamart., Médit., 1820, p. 16).
La cité terrestre. La société des hommes. Le prêtre, fier d'être le dispensateur de l'idéal, ne saura rien dire à celui qui expose sa vie pour la cité terrestre. Prêtre et patriote s'opposeront comme deux antithèses irréconciliables (Renan, Drames philos., Prêtre Nemi, 1885, iii, 3, p. 577).Une erreur (...) existait à l'état de tendance chez certains extrémistes des premiers siècles chrétiens. Elle consiste à faire du monde et de la cité terrestre purement et simplement le règne de Satan, le domaine seulement du diable (Maritain, Human. intégr., 1936, p. 113).
Choses, biens... terrestres. Choses matérielles, réelles, tangibles de la terre. Vanité des choses terrestres. L'heure de mourir était subitement venue. Il s'écoula, dès ce moment, un certain laps de temps pendant lequel il n'eut aucune perception claire des choses terrestres, soit qu'il se fût enseveli dans une rêverie profonde, soit qu'il eût cédé à la somnolence provoquée par ses fatigues (Balzac, Peau chagr., 1831, p. 27).Qu'ils étaient beaux, ces jeunes hommes qui renonçaient aux biens terrestres afin d'acquérir le seul bien nécessaire: la connaissance du Dieu Créateur, Rédempteur et Justificateur (Billy, Introïbo, 1939, p. 38).
Corps, enveloppe terrestre. Corps physique opposé à l'âme, à l'esprit. Notre âme se souvient de son origine, (...) elle souffre dans son enveloppe terrestre (Sand, Lélia, 1833, p. 317).Ce corps terrestre n'est que poussière, ne vous en souvient-il plus? (Senancour, Obermann, t. 1, 1840, p. 172).
Nourriture terrestre. Nourriture concrète donnée par la nature. L'estomac; eh bien, sous l'épreinte céleste, il se transforme, supprime toute nourriture terrestre, consomme seulement les Espèces Saintes. Sainte Catherine de Sienne, Angèle de Foligno ont exclusivement vécu, pendant des années, du sacrement (Huysmans, En route, t. 2, 1895, p. 148).Ce petit livre sincère que, tout jeune encore et dans la fièvre d'une maladie mal guérie, il [Gide] avait dicté, chantant la terre, toutes les « nourritures terrestres », avec la passion d'un convalescent qui vient de découvrir la mort (Guéhenno, Journal homme 40 ans, 1934, p. 128).
β) Qui a lieu, se réalise, est donné sur la terre, au cours de la vie humaine. Événements, accidents terrestres; travailler pour une récompense terrestre; la condition terrestre. J'atteignis enfin le terme de mes épreuves terrestres et, m'étant endormi dans le Seigneur, je me réveillai au séjour des élus (A. France, Île ping., 1908, p. 46).Mon image, toute rayonnante de la joie qu'elle suscitait dans le cœur de Dieu, me consolait de tous mes déboires terrestres; elle me sauvait de l'indifférence, de l'injustice, et des malentendus humains (Beauvoir, Mém. j. fille, 1958, p. 75).
Vie, existence, destinée... terrestre. Vie de l'homme sur la terre. Quant à vivre de la vie terrestre, elle nous ravale trop en faisant dominer l'égoïsme des sens sur la spiritualité de l'ange qui est en nous (Balzac, Lys, 1836, p. 259).Accomplir sa destinée terrestre; existence terrestre qui s'achève; au cours de notre voyage terrestre; tout le long de nos jours terrestres; jusqu'à la fin des jours terrestres. Telle était sa qualité de force, sa puissance d'âme, sa source intérieure si profonde, si pleine qu'il ne croyait pas que son passage terrestre suffît à l'épuiser (Barrès, Cahiers, t. 10, 1913, p. 191).
γ) Qui est lié aux choses matérielles, sensibles. Un réalisme, amoureux de la nature, gonflé de choses paysannes, terrestre et concret à toute force; d'autre part, un souffle lyrique démesuré, une véritable inspiration, le délire même (Cassou, Arts plast. contemp., 1960, p. 622):
2. ... elle me renseigna sur la façon dont naissent les enfants; le recours à la volonté divine ne me satisfaisait plus car je savais que, les miracles mis à part, Dieu opère toujours à travers les causalités naturelles: ce qui se passe sur terre exige une explication terrestre. Beauvoir, Mém. j. fille, 1958, p. 86.
Le plan terrestre. La réalité. Homme et poète, Tieck reste impuissant à s'enfermer dans le monde magique. Le rêve apparaît, enchanteur ou tragique, mais bientôt le rêveur sent en lui-même un singulier désir de retrouver le plan terrestre, désir aussi lancinant que celui qui naguère lui faisait souhaiter de s'enfuir dans le songe (Béguin, Âme romant., 1939, p. 237).
b)
α) [En parlant d'une pers.]
Qui vit sur la terre. Synon. terrien.Toute la vie morale de l'homme se résumait dans un principe étranger à la terre. Et toutefois (...), le christianisme faisait d'un côté de grandes concessions à l'homme terrestre. (...) il ordonnait (...) certaines maximes, qui (...) tendaient à la conservation de l'individu (Gobineau, Corresp.[avec Tocqueville], 1843, p. 50).
Qui est attaché aux choses de la terre, qui manque d'élévation. Poésie (...) Ne connaîtrai-je plus tes chastes ardeurs et tes célestes ravissements?... Suis-je devenu tout à fait terrestre, et mon âme dépouillée de tes ailes ne doit-elle plus que ramper sur la terre? (Chênedollé, Journal, 1823, p. 126).
β) [En parlant d'attributs de la pers., d'idées, d'affects, de qualités] Tourné vers les choses de la terre et ressenti généralement comme manquant d'élévation. Amour, affection, liens, joies, félicité, appétits, désirs, passions, penchants terrestre(s); vertus terrestres; ambition, idéal, fins, vues terrestre(s). Au milieu de ces préoccupations étroites, quelle âme assez pieuse, quel repentir assez fervent pourraient s'élever vers Dieu, dégagés de toute pensée terrestre? (Sand, Lélia, 1839, p. 470).Hier, repris d'une envie folle de bonheur terrestre parce qu'un déjeuner avec des amis, une promenade, le décor de Paris, tout me parlait de ma jeunesse trop heureuse (Green, Journal, 1948, p. 189).
[En parlant d'actes de la vie cour.] Tâches, soucis terrestres. Je suis obligé de m'occuper de petits soins terrestres: chercher un café, chercher une chambre, empêcher qu'on ne me trompe (Stendhal, Mém. touriste, t. 3, 1838, p. 254).
B. − [P. oppos. à aquatique, marin, maritime, aérien] Qui est relatif à la partie solide du globe, aux terres émergées, au sol.
1. Qui concerne cette partie du globe. Les recherches qui ont été poussées de nos jours dans les parties les plus diverses de la surface terrestre ont mis à jour, soit sous forme de squelettes, soit sous forme d'objets travaillés, des traces presque universelles de l'antique présence de l'homme (Vidal de La Bl., Princ. géogr. hum., 1921, p. 25).On pourrait (...) suivre toute la route côtière, de Motril à Gibraltar (...). Elle est riche en paysages maritimes et terrestres (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, p. 124).
2. Qui se trouve, qui est établi sur la terre ferme. Ressources terrestres. Beaucoup de villages s'alignent le long des rives, en files continues de petites maisons turques, moitié terrestres, moitié aquatiques (Farrère, Homme qui assass., 1907, p. 28).Du côté du Nord et de l'Est, la France a une mauvaise frontière terrestre qui l'expose aux invasions d'un dangereux voisin (Bainville, Hist. Fr., t. 1, 1924, p. 12).
En partic.
[En parlant des moyens de commun.] Voie, circulation, trafic, véhicule terrestre; communications terrestres. En construisant la route de Bagdad, ils rêvaient [les Allemands] de se rentre maîtres de la route terrestre des Indes, et cherchaient à menacer l'empire anglais (Albitreccia, Gds moyens transp., 1931, p. 64).Depuis le développement du chemin de fer, le prix moyen des transports terrestres a baissé d'environ vingt fois (Lesourd, Gérard, Hist. écon., 1966, p. 364).
[En parlant de forces armées et d'opérations milit.] C'était bien vis-à-vis de l'Allemagne seule qu'il fallait concentrer toutes nos forces terrestres (Joffre, Mém., t. 1, 1931, p. 123).L'attaque terrestre contre nous serait certainement appuyée par de fortes attaques aériennes et une attaque navale (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p. 420).
3. [En parlant d'animaux, de végét.] Qui est adapté à la vie sur les terres émergées. Gastéropodes, reptiles terrestres; lombric terrestre; algues, plantes terrestres; lierre* terrestre. On a conquis la végétation terrestre, n'est-ce pas? Les plantes, les arbres, ce dont nous nous servons, ce que nous mangeons; eh bien! peut-être la conquête de la végétation marine nous enrichira-t-elle davantage encore (Zola, Joie de vivre, 1884, p. 863).La Testudo Gigas est la plus grande tortue terrestre (Fargue, Piéton Paris, 1939, p. 125).
[P. méton.] [Les] tentatives faites, ici et là, pour abandonner la vie terrestre, et occuper l'air, l'eau, ou même la profondeur du sol (Teilhard de Ch., Phénom. hum., 1955, p. 134).
Noix terrestre. Terre-noix. [Je vis] une tige de noix terrestres (...).« Nous sommes sauvés! (...) Le sol (...) où nous comptions mourir, recèle de quoi nous redonner la vie (...) » (Crèvecœur, Voyage, t. 2, 1801, p. 58).
4. Qui vient du sol. Quand au soleil d'été je naquis des neuf formes: De l'argile terrestre et du feu primitif, Du fruit des fruits, de l'air et des tiges de l'if, Des joncs du lac tranquille et des fleurs de l'arbuste (Leconte de Lisle, Poèmes barb., 1878, p. 117).Les peintres de la Renaissance cultivaient déjà ce goût des poussières terrestres (Arts et litt., 1935, p. 30-10).
[En parlant d'une couleur] Qui rappelle la couleur du sol. Goya, comme Vélasquez, autre fils du Gréco (...) sut placer, au point où il est le plus désiré, le vermillon sanguin et le jaune terrestre, bien visibles, allègres et réconfortants comme le chant du coq dans les brumes du matin (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p. 103).
5. MYTHOL. [En parlant d'un esprit] Qui est attaché à certains lieux ou éléments de la terre. Les habitans de l'île de Thulé adoraient des génies célestes, aériens, terrestres; ils en plaçaient aussi dans les eaux, dans les fleuves et les fontaines (Dupuis, Orig. cultes, 1796, p. 62).Fées des « houles » ou grottes marines de Bretagne (...). Fées terrestres des monuments mégalithiques bretons, des grottes auvergnates, berrichonnes, lorraines (Dévigne, Légend. de Fr., 1942, p. 13).
C. − Substantif
1.
a) Être humain en tant qu'il vit sur la terre. Il ne faut pas me demander de comprendre ce qui est par-dessus moi et pourquoi ces saintes femmes se sont murées là-haut dans ce pigeonnier. Aux célestes le ciel, et la terre aux terrestres. Car le blé ne pousse pas tout seul et il faut un bon laboureur à celui d'ici (Claudel, Annonce, 1912, ii, 3, p. 53).
b) Être humain attaché à la terre, aux choses matérielles. Si l'on devait désigner Bernard Palissy par l'élément dominant de son imagination matérielle, on le classerait naturellement parmi les « terrestres ». Mais comme tout est nuance dans l'imagination matérielle, il faudrait préciser l'imagination de Palissy comme étant celle d'un terrestre en quête de la terre dure (Bachelard, Poét. espace, 1957, p. 122).
2. Subst. masc. sing. à valeur de neutre. Ce qui est lié à la terre, à la matière, au concret. Le plan du terrestre. Dès qu'il touchait enfin au dernier échelon du terrestre pour s'envoler dans les espaces indéterminés, alors son œil étonné et son visage muet l'avertissaient assez qu'il y avait un abîme entre eux (Flaub., 1reÉduc. sent., 1845, p. 204).De plus en plus Gide m'apparaît (...) l'homme du terrestre par-dessus tout, tantôt du paradis terrestre, tantôt de l'enfer terrestre tantôt du terrestre tout simplement des nourritures et de la sensualité (Du Bos, Journal, 1925, p. 378).
REM. 1.
-terrestre, élém. de compos. entrant dans la constr. de subst.V. aéroterrestre, circumterrestre, cosmi-terrestre (s.v. cos-mi-), extraterrestre, infraterrestre (s.v. infra-), supraterrestre.
2.
Terrestrement, adv.a) En ce qui concerne la terre, la vie sur terre, le domaine matériel; concrètement. Pourquoi descendre et t'avilir terrestrement, à l'heure des ténèbres et du repos? (Arnoux, Rêv. policier amat., 1945, p. 3).La sublimation, dans la poésie, surplombe la psychologie de l'âme terrestrement malheureuse (Bachelard, Poét. espace, 1957, p. 13).b) Sur la terre ferme. Il n'y a rien de si sage que les mesures vigoureuses prises par cette puissance [Britannique] (...). Lorsqu'il s'agit d'agir terrestrement sur le continent et de s'amalgamer avec les autres puissances, elle n'est plus la même (J. de Maistre, Corresp., 1808, p. 2).
3.
Terrestriel, -elle, adj.,hapax, synon.Je croyais assister, dans quelque planète lointaine, Uranus ou Neptune, à des phénomènes dont ma nature « terrestrielle » n'avait pas conscience (Verne, Voy. centre terre, 1864, p. 162).
4.
Terrestréité, subst. fém.a) Caractère de ce qui est terrestre. Les instruments d'une torture séculaire, voiles, maillots, agrafes, fibules, ceintures, étaient abandonnés à l'Islam, et la terrestréité de notre condition s'en trouvait transfigurée (Morand, Bains de mer, p. 29 ds Rheims 1969).b) Ce qui existe sur terre, le réel. C'est comme si on baignait dans une atmosphère morale inexpliquée, amie et étrangère étrangement, quelque hypersensible effluve par-delà les limbes de la terrestréité (F. Poictevin,Ombres,p. 41, ds Rheims 1969).c) L'ensemble des hommes. La terrestréité tout entière aura lieu de pavoiser quand, vraiment, Crédit sera mort (Fargue,Déjeuner de soleil,p. 54, ds Rheims 1969).
Prononc. et Orth.: [tε ʀ εstʀ ̭], [te-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1050 « relatif à ce qui se passe sur terre » (Alexis, éd. Chr. Storey, 58); 1119 paraïs terrestre (Philippe de Thaon, Bestiaire, éd. E. Walberg, 1456); 1616 globe* terrestre; ca 1328 « qui vit sur terre (d'une tortue) » (Poème moralisé sur les propriétés des choses, éd. G. Raynaud, livre II, XLV, 6 ds Romania t. 14, p. 481); 1580 « qui est temporel » (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier p. 340). Empr. au lat.terrestris « qui vit sur terre (p. oppos. à l'eau) », « relatif à la terre » et « relatif au monde mortel », dér. de terra « terre ». Fréq. abs. littér.: 1 950. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2 845, b) 1 817; xxes.: a) 2 155, b) 3 594. Bbg. Quem. DDL t. 18.