Tenaillement
substantif masculin* Mot issu de l'entrée TENAILLER
a)Hist. de la justice.[Corresp. à supra A] Action de tenailler, de torturer avec les tenailles. À ce premier supplice succéda le tenaillement avec des pinces ardentes aux mamelles, aux bras, aux cuisses et aux gras des jambes (, Œuvres div., t. 1, 1830, p. 565). Voir rouer un pauvre diable, cela vaut-il une si longue attente? (...) Si c'était quelque bel écartèlement à quatre chevaux (...), quelque tenaillement avec pinces de fer rouge (...); oh! alors, je ne dis pas (, Fracasse, 1863, p. 470).
b)Au fig.[Corresp. à supra B] Fait de tenailler, d'être tenaillé par la souffrance; douleur, tourment physique ou moral. Le tenaillement de la faim, du remords. N'était-ce pas monstrueusement inutile, ce tenaillement des chairs, ces muscles brûlés et tordus, lorsque le mal s'attaquait à un pauvre corps de fille, d'une blancheur si délicate? (, Joie de vivre, 1884, p. 920).