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SURTENDRE, verbe trans.
Rare. Soumettre quelque chose à une tension intense ou excessive. (Dict. xxes.). Empl. pronom. passif, p. métaph. Il est un certain point de maturité de la pensée, en deçà ou au delà duquel la phrase qui la revêt se surtend ou se ride. Il importe de la cueillir au bon moment (Gide, Journal, 1927, p. 861).
Part. passé en empl. adj. [En parlant d'une chose] Les plus hautes [des « saucisses », c.-à-d. des dirigeables], arrêtées dans les nues au bout de leur câble surtendu, avaient quelque chose d'irrité, d'agité, d'impatient et semblaient prêtes à rompre leur attache (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 293).[En parlant d'une pers., d'une collectivité] En proie à une vive tension. L'air est plein d'une angoisse abominable. Fantastique aspect de Paris, les rues, vides de voitures, pleines d'un peuple bizarre, à la fois surtendu et calme (Gide, Journal, 1914, p. 453).
Prononc.: [syʀtɑ ̃:dʀ ̥], (il) surtend [syʀtɑ ̃]. Étymol. et Hist.1902 part. passé adj. surtendu (Gide, Immor., p. 386: ma volonté surtendue); 1927 se surtendre (Id., Journal, p. 861). Dér. de tendre1*; préf. sur-*. Fréq. abs. littér.: 16.