SURABONDANT, -ANTE,
adjectifA. —
1.[Le subst. qualifié désigne une réalité massive, non comptable] Qui est en excès ou en très grande quantité. Synon. excessif, pléthorique. La pression de cette machine [le corset] rejetait dans son double menton la masse fluctuante de sa poitrine surabondante (, Contes et nouv., t. 1 Partie camp., 1881, p. 373). Le drainage a dû se combiner avec l'irrigation pour discipliner et répartir l'afflux surabondant des eaux bienfaisantes (, Princ. géogr. hum., 1921, p. 91).
— Empl. subst. masc.,littér. Il faut en effet de l'imprévu et du hasard dans la poésie lyrique; il y faut de l'inutile, du surabondant, une floraison de détails aventureux (, Contemp., 1885, p. 19).
2.Rare.[Le subst. qualifié désigne une réalité comptable] Qui est en surnombre, en excès. Il s'agit de tuer des animaux surabondants, la balle seule doit remplir cet office (, Chasse, 1945, p. 101).
— DR. ADMIN. Motif surabondant. « Motif d'un acte administratif qui n'est pas déterminant et dont l'illégalité n'implique pas automatiquement l'annulation de l'acte, en cas de pluralité de motifs » (GDEL).
B. —Vieilli.Surabondant de. Qui a, qui comporte une trop grande quantité, une très grande quantité de. J'étais jeune et surabondante de vie (, Champavert, 1833, p. 74). Vallée surabondante de verdures (, Voy. Sparte, 1906, p. 182).
Remarques
Surabondamment
adverbePrononciation et orthographe
[syʀabɔ̃dɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
A. Adj.
1.
a) fin xiie s. sorhavundant « qui est en très grande quantité » (Sermons St Grégoire sur Ezechiel, 77, 34 ds T.-L.);
b) 1269-78 seurhabondanz « rempli avec excès » (Jean de Meun, Roman de la Rose, éd. F. Lecoy, 17931);
2. 1680 « superflu, inutile » (Rich. t. 2).
B. Subst. 1651-52 « ce qui est en très grande quantité » (Corneille, Imitation de Jésus-Christ, I, 19). Dér. de abondant*; préf. sur-*.
1.
a) fin xiie s. sorhavundant « qui est en très grande quantité » (Sermons St Grégoire sur Ezechiel, 77, 34 ds T.-L.);
b) 1269-78 seurhabondanz « rempli avec excès » (Jean de Meun, Roman de la Rose, éd. F. Lecoy, 17931);
2. 1680 « superflu, inutile » (Rich. t. 2).
B. Subst. 1651-52 « ce qui est en très grande quantité » (Corneille, Imitation de Jésus-Christ, I, 19). Dér. de abondant*; préf. sur-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 122.