Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
SORORAL, -ALE, -AUX, adj.
A. − [Corresp. à sœur I A] Relatif à la/aux sœur(s). Combien de sœurs ont vieilli jusqu'au tombeau, irréprochables dans l'amitié! Mais il y a une harmonie (...) plus forte que la fraternelle et la sororale, c'est l'amitié réciproque d'un frère et d'une sœur (Bern. de St-P., Harm. nat., 1814, p. 318).
ETHNOLOGIE
Famille sororale. Famille dans laquelle le frère aîné exerce un droit d'autorité sur ses sœurs et leurs enfants. (Ds Lar. encyclop. Suppl. 1968-GDEL, Lexis 1975, s.v. sœur et Rob. 1985).
Polygynie sororale. Système matrimonial selon lequel un homme peut ou doit être l'époux de plusieurs sœurs simultanément. Beaucoup de tribus allèguent en faveur de la polygynie sororale le fait que les épouses d'un homme ne se querellent jamais si elles sont sœurs (Lowie, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p. 276).
B. − P. anal. [Corresp. à sœur I B 1; en parlant d'une pers., de sa manière d'être] Qui évoque une sœur par sa douceur affectueuse, compréhensive. Toi, sororale, toi sûre Amante au grand cœur dévoilé, Tu sus connaître la blessure D'où mon sang à flots a coulé (Moréas, Pèlerin pass., 1891, p. 56).Il (...) était bon, voix douce et parole grave mais combien caressante et plutôt encore sororale, on eût cru, que fraternelle (Verlaine, Souv. et fantais., 1896, p. 283).
[En parlant d'une chose personnifiée] Là, une vigne a reçu des mains pour se joindre aussi d'une union sororale à l'ormeau rameux (Bern. de St-P., Harm. nat., 1814, p. 87).De délicieuses, de bonnes, de sororales pantoufles que je ne quitterai que le soir (Verlaine, Œuvres compl., t. 5, Quinze jours en Holl., 1893, p. 244).
REM.
Sororalement, adv.,rare. À la manière d'une/des sœur(s). Il y avait deux alcôves, l'une en serge verte, pour les deux filles, qui couchaient sororalement ensemble; l'autre, pour le père et la mère (Barb. D'Aurev., Une Vieille maîtresse, t. 2, 1927 [1851], p. 281).
Prononc. et Orth.: [sɔ ʀ ɔ ʀal], plur. masc. [-o]. Fér. 1768, Besch. 1845, Littré, Pt Rob., Lar. Lang. fr.: -al ou, pour Besch. 1845, Littré: -al, -ial. Ac. 1798, Land. 1834: sororial. Étymol. et Hist. 1. 1752 terme de dr. (Trév.); 2. 1807 « qui appartient à une sœur » lumière sororale (Bernardin de Saint-Pierre, Mort de Socrate ds Littré); 3. 1920 ethnol. (M. Granet, La Polygynie sororale et le sororat dans la Chine féodale ds Quem. DDL t. 26). Dér. sav. du lat. soror (v. sœur); suff. -al*.